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La forêt : lieu de refuge ou de mystère ?

 
« L'immobilité m'a apporté ce que le voyage ne me procurait plus » : cela c'est la réaction du protagoniste du roman "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson à la vie dans la forêt. Dans l'art on trouve souvent ce lieu et il prend toujours une signification différente. Le corpus qui nous est proposé se compose de cinq documents:  le premier est un extrait tiré de "Le roman de Tristan et Iseut" écrit par Joseph Bédier ; le deuxième est un extrait tiré de la "Divina Commedia", un poème écrit par Dante Alighieri ; le troisième est un extrait tiré du poème de Chrétien de Troyes, "Yvain, le Chevalier au Lion" ; le quatrième est un extrait tiré du roman "Dans les forêts de Sibérie" écrit par Sylvain Tesson ; le cinquième est la tapisserie anonyme "La Dame à la Licorne". Ces cinq documents nous permettent de nous poser la question suivante : pour les artistes, est-ce que la forêt est un lieu de refuge, de mystère ou un lieu idéal inventé par l'auteur selon ses exigences? Tout d'abord, nous analyserons la forêt vue comme lieu de refuge, ensuite comme lieu de mystère et enfin comme elle est idéalisée par certains auteurs. La forêt est illustrée comme un refuge dans le premier document, dans lequel Bédier décrit Tristan et Iseut « sous la loge de verts rameaux », cachés à la vue de tous grâce à « le toit de feuillage » qui les couvre, ainsi que les deux peuvent se réjouir de leur tranquillité. Tesson aussi, dans le quatrième document, décrit la forêt comme un refuge ; le protagoniste, dans son cahier, écrit : « Je me suis installé pendant six mois dans une cabane sibérienne », il est content de cette nouvelle vie et, en fait, il ajoute : « je me suis inventé une vie sobre et belle, j'ai vécu une existence resserrée autour de gestes simples ». Tesson dresse, en effet, un portrait de la forêt comme lieu ou se refugier de la vie quotidienne et frénétique de l'homme.  
La forêt est parfois vue aussi comme un lieu de mystère. Dante nous en donne un exemple : il parle d' « une forêt obscure » qui est « sauvage, épaisse et âpre » et « la pensée seule en renouvelle la peur ». En effet, le poète se retrouve dans une forêt qu'il ne connait pas, sauvage, sombre et inquiétante. Chrétien de Troyes aussi, dans le document 4, décrit la forêt comme un lieu de mystère : le protagoniste marche vers une forêt« quêtant aventure » ; il va ainsi chercher des émotions qui seulement un lieu mystérieux peut donner.  
Enfin, l'auteur de l'œuvre quelques fois interprète le lieu en fonction de ce qu'il veut exprimer. Per exemple, Dante parle d'une forêt inventée par lui-même qui suscite des sentiments particuliers dans le lecteur et le protagoniste qui a « quitté le chemin droit ». Dans la tapisserie anonyme "La Dame à la Licorne", la forêt représente un lieu idyllique qui fait de décor à une jeune femme de haute société accompagnée d'une suivante et entourée d'une licorne et d'un lion ; le décor permet de rendre la scène merveilleuse  et presque magique.  
La forêt peut être représentée de différentes façons ; l'emploi que l'auteur fait d'elle change selon le rôle qu'elle doit jouer dans l'âme des personnages et des déstinataires de l'œuvre. Elle peur provoquer plusieurs sentiments différents, par exemple tranquillité dans le personnage qui cherche refuge ; peur et agitation ou un sentiment d’aventure dans le personnage qui s'y retrouve sans n'y avoir jamais été. En conclusion nous pouvons affirmer que la fonction de la forêt dans l'art et la littérature dépend du rôle que l'auteur veut lui assigner.
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