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Cette fable reprend un apologue d’Ésope déjà utilisé dans Le Roman de Renart, mais La Fontaine en tire une morale rappelant Machiavel («La fin justifie les moyens») ou le pessimisme, à la limite le cynisme des moralites du siècle; un double sens absent de la source. En définitive, l’ignorance, même si elle est teintée de naïveté, est toujours coupable et, comme au Moyen Âge, on se moque des sots.
La Fontaine greffe sur la structure d’une petite comédie son amour pour la diversité, même pour ce qui est de la métrique: les octosyllabes pimentent le rythme régulier des alexandrins.

Le modèle du Renard et le Bouc

Cette fable a pour origine un apologue d’Ésope, imité par Phèdre et ensuite passé dans les recueils du Moyen Âge. L’extrait qui suit est tiré d’un de ces recueils, celui de l’Anonyme de Névelet. On pourra apprécier le travail du fabuliste classique pour qui l’«imitation n’est point un esclavage» (Épître à Huet).

«[…] “Aie confiance. J’ai trouvé quelque chose d’utile pour le salut de chacun de nous. Si tu te tiens debout et si tu poses contre la paroi tes pieds de devant, si tu inclines également tes cornes en avant, en m’appuyant moi-même sur tes épaules et sur tes cornes, je sauterai hors du puits et ensuite je te tirerai de là.” Le bouc lui ayant volontiers prêté son office, le renard s’élança hors du puits. Là, il bondissait de joie autour de l’orifice. Le bouc au contraire l’accusait d’avoir manqué à leurs engagements. Alors le renard se retournant lui dit: “Eh! si tu avais autant d’esprit que de barbe au menton, tu ne serais pas descendu avant d’avoir envisagé le moyen de remonter”. […]»

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