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Corneille


Corneille est né en 1606, il a ecrit 33 pièces en tout genre, surtout des tragédies et des tragicomédies, comme Le Cid et Andromède qui sont des tragicomédies et Horace et Pompée qui sont des tragédies. Puis il est meurt en 1684.

Le Cid


Le jeune Rodrigue aime Chimène, mais le père de celle ci donne un soufflet au père de Rodrigue (Don Gomes à Don Diègue) et Rodrigue est appellé pour venger la famille.
Il decide qu'il va tuer Don Gomes, meme s'il est le père de son aimée, parce que l'honneur est plus important que l'amour, et puis parce que s'il n'ait pas d'honneur, Chimène ne pourrait l'aimer.
Le Cid a été querelé, Corneille a été accusé de plagiat d'une pièce espagnole et de ne pas avoir respecté les regles des trois unités, mais l'Academie Francaise lui donne un grand valeur.

Acte I, Scènes 4 et 5


Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le derniers des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleurs mains.

Don Diègue
Rodrigue, as-tu du coeur ?

Don Rodrigue
Tout autre que mon père
L'éprouverait sur l'heure.

Don Diègue
Agréable colère !
Digne ressentiment à ma douleur bien doux !
Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;
Viens me venger.

Don Rodrigue
De quoi ?

Don Diègue
D'un affront si cruel,
Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel :
D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie ;
Mais mon age a trompé ma généreuse envie ;
Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
Va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ;
Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,
Je te donne à combattre un homme à redouter ;
Je l'ai vu, tout couvert de sang et de poussière,
Porter partout l'effroi dans une armèe entière.
J'ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;
Et pour t'en dire encor quelque chose de plus,
Plus que brave soldat, plus que grand capitaine,
C'est ...

Don Rodrigue
De grâce, achevez.

Don Diègue
Le père de Chimène.

Don Rodrigue
Le ...

Don Diègue
Ne réplique point, je connais ton amour,
Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour ;
Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense.
Enfin tu sais l'affront, et tu tiens la vengeance :
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ;
Montre-toi digne fils d'un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge.


Cette scène est un monologue, meme s'il y a deux personnages, Don Diègue qui ne laisse à Rodrigue que de bribes
Il l'appelle “mon sang”, c'est un méthonymie qui souligne l'appartenance à la meme lignée. Donc Rodrigue est appellé à venger l'honneur de toute la famille, passée, present mais future aussi.
Le mot “sufflet” est utilisé au début du vers, il est mis en valeur par un enjambement, le seul de ce passage.
Don Diégue se plaint de son age, parce qu'il est vieux et donc il n'a plus de force, il se rend compte qu'il est impuissant.
Don Diégue, en disant “arrogant”, parle de Don Gomes, qui a déshonoré sa famille.
Il y a une contradiction parce que Don Gomes est arrogant, mais il a beaucoup de valeur pour s'abilité dans le combats. Don Diègue souligne la droiture de son ennemie, ca montre sa noblesse d'ame, seulement un noble peut reconnaitre la valeur de son ennemie. Don Diègue donne une description très flatteuse de Don Gomes, cela peut etre contradictoire, mais revelle en fait la droiture d'un vieil homme qui c'est justement reconnaitre la valeur de son ennemie, mais le fait que l'offense est faite par un homme si courageux echauffe l'ardeur de Rodrigue.
Le paroxysme s'atteint quand Don Diègue révèlle à Rodrigue, dans les verses 21-23, que l'arrogant est le père de Chimène, donc Rodrigue doit choisir entre amour et honneur.
Le père de Rodrigue connait le sentiment qui lie son fils à Chimène, mais pour lui l'amour n'a aucune valeur face à l'honneur. Il se montre insensible au drame que va vivre son fils.

Tout d'abord, Don Diégue démande à son fils s'il a du courage, touchant ainsi une corde sensible pour attiser l'honneur de Rodrigue. Il l'appelle mon sang, une méthonymie qui met en relief l'appartenance à la meme lignée et qui établi une sorte de responsabilité envers l'honneur de toute une famille. Don Diègue se plaint de sa vieilliesse qui ne lui permet pas d'affronter personnellement celui qui l'a offensé. L'abondance des impératifs exprime la détermination du père qui se montre insensible au drame que va vivre son fils. Don Diègue ne révelle pas tout de suite à son fils l'identité de son ennemie puisqu'il veut d'abord souligner la gravité de l'offense et qu'il s'agit d'autre part du père de sa bien aimée. La scène culmine lorsque Don Diègue révèlle l'identité de son aggresseur et le paroxysme est atteint grace aussi au rythme morcellé des répliques.

Heroisme selon Corneille


Rodrigue n'est pas un héros tout d'un bloc, mais il a des dilemmes à resoudre. On distingue l'amour et la passion avec l'honneur et le sens du devoir. Le destin lui impose ce drame, tuer le père de son aimée pour venger toute la famille, passée, presente et future aussi, et obtenir honneur; mais l'héros à travers son ravage interieur se lève au dessus, à travers le choix d'honorer sa lignée. L'héros corneillen gagne sur le destin, il l'affronte et il se met au dessus de lui. Rodrigue a choisi de mettre en premier lieu l'honneur de sa famille, et Chimène doit accepter l'amour de Rodrigue parce qu'il a demonstré d'etre noble. Honneur et amour son strictement liés. Si Rodrigue n'ait pas d'honneur il n'aurait pas été digne de l'amour de Chimène, et pour avoir cet honneur, il doit tuer Don Gomes. En effet, il l'a tué pour amour pour Chimène. S'il ne l'ait pas fait Chimène pourrait l'haire.
Selon le mythe du héros on peut classifier deux héros principaux:
Roland, il est un guerrier qui combattait pour la France et pour la Chretiennété;
Tristan, jeune amoureux qui combattait pour sa femme
Rodrigue melange les deux, parce qu'il ne combatte pas pour la femme, mais pas pour l'honneur: l'amour pour Chimène lui donne honneur et dignité, mais c'est seulement l'honneur qui lui fait obtenir l'amour de Chimène.
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