Appunti francese Bramati
L’opposition entre sens et lettre dans le monde latin
Il faut dire que cette opposition existait déjà chez le Latin. n’a pas connu la traduction par le texte littéraire et philosophique, parce que les Grecs pensaient que leur civilisation était supérieure comparée aux barbares.
Il y avait des interprètes pour de question de niveau économique, par exemple pour le commerce, et politique. Mais jamais des textes écrits. La traduction n’a été jamais aperçue comme nécessaire.
La réflexion sur la traduction commence avec les Romains.
Ils conquièrent la Grèce au XII siècle avant Jésus Christ et ils découvrent comme ça qu’ils sont plus forts au niveau militaire, mais au niveau culturel ils ont une culture moins riche que la civilisation grecque.
Ils commencent à traduire. Cette activité de traduction amène à réfléchir sur la traduction : cette réflexion amène à la reproduction des premiers textes sur la traduction.
Aujourd’hui la culture des États-Unis, qui se considère comme la culture la plus avancée du monde, traduit très peu. Le nombre des livres qui sont traduits à partir de l’anglais, du français, de l’allemand est bien plus élevé par rapport aux livres qui sont traduits à partir de la langue américaine.
Les Latins comprenaient qu’il faisait qu’apprendre et la meilleure manière d’apprendre est avec la traduction.
Il commence à traduire le poète. Parmi ces traductions, il y a un très important, laquelle de Cicéron.
1. Cicéron - De optimo genere oratorum (46 av. J-C)
Cicéron était un homme politique innovateur, qui faisait des discours au tribunal et il considère à 46 av. J-C. qu’il fallait donner aux autres avocats/orateurs des modèles des discours, pour qui s’apprenait à bien parler devant les juges.
Il prenait des discours des orateurs grecs et il faisait la traduction. Il décide de traduire des discours de deux orateurs grecs, Eschine et Démosthène.
Il fait précéder cette traduction avec une préface. C’est un texte court où il explique sa méthodologie.
Le problème était qu’au XII siècle, ces traductions ont disparu déjà dans l’antiquité.
« De optimo genere oratorum » 46 a.C. du/le meilleur genre d’orateur.
Cicéron, en expliquant comment il a traduit les deux discours, il présente deux choix possibles qu’il avait en tant que traducteur. Il a choisi de rendre le discours non en tant que simple traducteur, en latin interpréter, mais comme un orateur, comme un écrivain, plus attentif aux caractéristiques de la langue.
Adaptation aux habitudes latines. Nombre vs poids. Mais on a perdu les deux traductions du Cicéron, ce qui nous reste ce n’est que la préface : nous ne pouvons pas la vérifier, ex. qu’est que c’est le génie ?
Il s’agit d’un texte qui fond la tradition de la traduction, mais il reste plutôt problématique : il reste la division entre le choix interprète et écrivain.
- Pourtant = pertanto
- Génie = Registre/sens
1. St. Jérôme - De optimo genere interpretandi - Lettre LVII ad Pammachium (395-396)
Le meilleur genre de traduction, la meilleure manière de traduire. Saint Jérôme, ça veut dire le traducteur de la Bible en latin, la « Vulgata », qui a été utilisée par l’Église jusqu’au XIX siècle, il vit à la fin du XIV siècle av. J-C., ne connaissait pas la traduction, mais il connaissait seulement la préface.
La préface est très importante parce que c’est la première réflexion sur la traduction, mais c’est un texte beaucoup énigmatique et il pose beaucoup de problèmes, par exemple Cicéron utilisait beaucoup de mots qui ont plusieurs sens.
Par exemple le mot « Sentencia », qui signifie « phrase », unité syntaxique, mais aussi « sens de la phrase ».
Différence entre Cicéron et St. Jérôme : st. Jérôme décide que la Bible latine qui existait à l’époque était inadaptée parce que c’était une traduction de la Bible de grecque, ça veut dire qu’elle était une traduction d’une traduction.
Ça c’était un problème parce que la traduction comporte une perte. Si on fait une traduction d’une traduction, on va perdre beaucoup d’éléments = augmentation de perdre.
Pour cette raison, st. Jérôme a écrit des lettres et la plus importante est la lettre 57, où sur 30 pages il explique le problème de la traduction. La phrase qu’il faut trouver dans tout le manuel de traduction est :
- Sans gêne = senza imbarazzo
Il fait des réflexions : il affirme sans gêne qu’il traduit les Grecs il ne traduit pas « un mot par un mot », mais une idée par une idée. Il n’est pas intéressé à reproduire exactement le lexique et la syntaxe, le mot dans le texte cible, il traduit le sens global, une idée.
Il admet une exception : le sacres scripteurs, parce que les mots et l’ordre de mot ont été établis par Dieu.
Il a adopté cette méthodologie. On retrouve ici cette dualité entre deux manières différentes de traduire : cette division va parcourir toute la réflexion sur la traduction jusqu’à aujourd’hui.
Opposition entre la traduction de sens et de la lettre :
- De sens : la traduction d’une idée, ce que la phrase veut dire par une autre phrase, presque le travail des interprètes.
- De la lettre : terme qui désigne le traducteur qui vise à respecter dans le texte cible, le choix lexicaux et la structure syntaxique, dans la mesure de possible, reproduire la syntaxe autant que possible.
→ Différence entre Cicéron et st. Jérôme : st. Jérôme dit que quand il traduit les textes profanes grecs en latin, il ne traduit pas un mot par un mot, mais idée par une idée. Il effectue un travail d’interprétation. Il comprendre et puis il reformule.
L’opposition entre sens et lettre dans le romantisme allemand
1. Wilhelm von Humboldt - Lettre à Auguste Wilhelm Schlegel (1796)
Chez les romantiques allemands, à la fin du XIII siècle il y a le développement de romantisme. Les romantiques ont réagi tout comme le Latin quand ont découvert la Grèce.
Ils réalisent que la langue allemande et même la littérature était pauvre si on l’a comparé à la littérature anglaise et française : les intellectuelles comme les anciens roman pensent qu’une manière pour enrichir leur culture c’est bien la traduction : il rencontre la même difficulté : ils disent les mêmes choses avec différentes mots.
Wilhelm von Humboldt - Lettre à Auguste Wilhelm Schlegel : on est toujours devant à deux possibilités de réagir devant à la traduction. Pour expliquer ce dualisme il choisit une métaphore spatiale : rester trop près de l’original, il reproduit, mais cela va donner un résultat que non correspond au gout de son peuple, ou on va trop près de son peuple, mais il va perdre la précision.
Il y a une opposition binaire, qui est présentée sous forme de métaphore spatiale, « rester trop près de » :
- « Rester très près de l’original » traduction de la lettre, parce qu’il signifie de créer un texte près de la langue de cible, qui respecte les caractéristiques et les choix du lexique et syntaxique du texte.
- On va demander au lecteur un effort pour comprendre une langue étrangère, parce qu’il ne va pas utiliser la langue naturelle, l’emploi standard de la langue cible.
- Traduction du sens, parce qu’elle est « rester trop près de son peuple » ethnocentrique, ça veut dire qu’elle est naturalisant, elle va naturaliser le texte.
1. Friedrich Schleiermacher - Des différentes méthodes du traduire (1813) (philosophe et traducteur)
2. Il y a aussi une métaphore spatiale, dans le texte de Schleiermacher, qui est un philosophe au début du XIX siècle.
Il dit que :
- Le lecteur se déplace, à la rencontre de l’auteur, accepter de construction désuète. La première possibilité correspond à la traduction de la lettre.
- Au contraire, laisser le lecteur tranquille et l’écrivain se déplace. La deuxième possibilité correspond à la traduction de sens.
Le texte traduit présente une langue standard et donc ça correspond plutôt à la reformulation.
L’opposition entre sens et lettre à l’époque actuelle
1. Jean-René Ladmiral – Sourciers et ciblistes (1986)
Encore une fois un article qui s’ouvre avec une opposition.
Jean-René Ladmiral est un traducteur de l’allemand au français, il propose beaucoup de néologismes.
Ladmiral : les sourciers est une méthodologie proche de la lettre. Ils sont les traducteurs de la lettre.
Ce qui en traduction s’attache au signifiant*. Reste près de la source.
Cibliste est vers l’adaptation. Respecter le signifié. Vise à traduire le signifié*. Ils sont les traducteurs du sens.
*Chaque mot a un signifiant e un signifié :
- Le signifiant correspond au phonème qu’on prononce.
- Le signifié correspond au concept qu’exprime le phonème. Maison concept d’habitation.
Langue source vs langue cible :
- Langue source : langue d’arrive.
- Langue cible : langue de départ.
On remonte toujours au texte du Cicéron. C’est encore le même problème qui se pose.
À quoi, à qui une traduction doit être fidèle, à la lettre ou à l’esprit ? L’activité du traducteur ne peut pas échapper à cette opposition.
On va travailler comme de sourciers. Respecter la lettre, plutôt que reproduire Texte cible et texte source.
Il y a trois exemples pour comprendre la manifestation de la langue :
- « Enfin des poires parurent ; et le verger avait des prunes »
Traduction de la lettre : “alla fine/finalmente apparvero delle pere e nel frutteto c’erano delle prugne.”
Ça c’est un construction verbal que en italien on appelle « inaccusative », ça veut dire qu’on a une verbe intransitif qui a comme auxiliaire le verbe être. Ils n’ont pas l’Object direct, mais ils ont un Object prépositionnel. Par exemple, le verbe dormir.
“Alla fine apparvero delle pere” = soggetto posposto frutteto delle prugne.
Traduction de sens : « alla fine apparvero le pere e nel frutteto delle prugne » / “finalmente apparvero le pere e nel frutteto c’erano delle susine”.
« Verge » = « frutteto » c’est un lieu/espace où il y a des arbres qui produit de fruit.
- « La rue, en bordure de la ville et de la campagne, avait repris son aspect habituel. Parfois, devant un seuil, un vieux retraité, assis sur une chaise, fumait sa pipe. Parfois aussi, une porte ouverte, on entendait une voix criarde appeler un enfant. »
Traduction de la lettre : “La strada, ai margini della città e della campagna, aveva ripreso il suo aspetto abituale. A volte/Talvolta, davanti ad una soglia, un vecchio pensionato, seduto su una sedia, fumava la sua pipa. A volte, attraverso una porta aperta, si sentiva una voce stridula chiamare un bambino.”
Traduction de sens : “la strada al confine tra città e campagna, aveva ripreso l’aspetto abituale. Seduto sulla soglia di casa, un vecchio pensionato fumava la pipa e da una porta aperta usciva una voce stridula che chiamava un bambino.”
Il y a des omissions : « on entendait » est disparaitre, verbe de perspection, tout devient impersonnelle.
- « Pour peindre ses natures mortes, Chardin dispose devant lui un certain nombre d’objets qu’ils lui appartiennent et se voyaient dans sa cuisine. »
Traduction de la lettre : “Per dipingere le sue nature morte, Chardin dispone davanti a sé un certo numero di oggetti che gli appartengono e si vedevano nella sua cucina”.
Traduction de sens : “la composizione comprende un certo numero di oggetti domestici che si suppone fossero in uso nella cucina di casa Chardin” → opération de récriture.
- Dont parenthétique se traduit en italien avec le relatif « che ».
- Appartiennent : temp verbal = imparfait en italien on traduit avec le subjonctif.
Traduire le sens est plus facile de la traduction littéraire.
Les quatre problèmes du traducteur de la lettre
Il y a 4 types de problèmes qui le traducteur peut rencontrer :
1. Problèmes lexicaux
Ils sont les problèmes qui concerne la recherche et le choix du bonne correspondance dans la langue de cible.
« Toute expérience cognitive peut être rendue et classée dans n’importe quelle langue existante. Là où il y a des déficiences, la terminologie sera modifiée et amplifiée par des emprunts, des calques, des néologismes, des déplacements sémantiques et finalement, par de circonlocution ».
Article qui a été écrit à la fin des années 50.
Il y a écrit des stratégies de traduction :
- Emprunt = prestito.
- Calques traduction qui crée deux types de calques possibles :
- a. On prend le mot qui existe dans la langue cible et on ajoute une signifia UK : mouse FR : sourie = topolino.
- b. Adaptation morphologique dans la grammaire de la langue de cible UK : to click IT : cliccare – FR : cliquer.
En italien on a les calques, mais en français on a les emprunts.
Les Italiens aiment beaucoup les angélismes au contraire des Françaises, pour de raison historique.
- Néologismes nouveaux mots.
- Déplacements sémantiques.
- Circonlocution.
Toute expérience cognitive peut être rendue et classée dans n’importe quelle langue existante → il n’existe pas de langue qui ont une puissance sémantique plus élevée que celle d’autre langue.
Il y a de langue que sont très riche en vocabulaire, parce qu’ils ont une longue tradition écrite, comme l’italien, l’anglais, le portugais, le français et il y a des langues qui sont plus pauvre en niveau du vocabulaire, par exemple le dialecte, parce qu’est une langue pratique et un vocabulaire concret.
Les langues les plus riche, se caractérise par un problème commun : l’arbitraire du langage, ça veut dire le choix, le signifié que chaque langue codifiée dans le lexique est arbitraire et il est fonction de la vivrelle de gens.
C’est-à-dire, deux traducteurs, l’un de la langue A et l’autre de la langue B, on va découvrir que la langue B est toujours plus pauvre du point de vue lexical de la langue A.
Ça veut dire que la langue cible est toujours plus pauvre de la langue source.
2. Problèmes grammaticaux
Ils sont les problèmes syntaxiques.
La structure grammaticale français ne peut pas être reproduit en italien. Par exemple, le dont parenthétique ne pas être reproduit telle quelle en italien, il faut le modifier.
Les problème lexicaux et grammaticaux sont les problèmes de base.
3. Problèmes rhétoriques
C’est-à-dire la difficulté de reproduire dans la langue de cible le figure de stylo, comme le diphtongue, le métaphore, le métonymies, les répétitions etc.
4. Problèmes mélodico-rythmiques
C’est quelle on travaille dans la révision de texte. Le niveau sur le.
Les quatre problèmes du traducteur de la lettre
Quelle est l’utilité d’un classement ? L’utilité d’un classement est que chacun entre nous en traduisant, en rencontrant des difficultés, peut mettre en place de stratégies, selon la typologie de la difficulté qu’on rencontre.
Donc, reconnaitre la typologie du problème est un passage essentiel pour envisager une bonne stratégie.
Les quatre problèmes suivent un ordre par difficulté. Le problème le plus banale est le problème d’ordre lexicale.
À cause de l’arbitraire des langues, les vocabulaires, de n’importe quelle langue, ne correspondent jamais aux vocabulaires d’une autre langue.
Ça veut dire que le vocabulaire d’une langue fixe les signifiés qui sont utiles aux groupes sociaux qui utilisent certaines langues.
Évidement, tous les groupes soci
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