Indice

  1. La condition générale de la femme dans la société médiévale
  2. La vision religieuse et théocentrique
  3. Un lien conjugal asymétrique
  4. L’éducation
  5. Femmes de pouvoir

La condition générale de la femme dans la société médiévale

Pendant le moyen âge, la société distingue deux types de femmes: de la basse et de la haute société.

  • Dans l’aristocratie et la noblesse la femme est davantage considérée comme une déesse et presque vénérée. Dans certains cas, lorsqu’il n’y a pas d’hommes dans la famille, elle peut même hériter un fief, mais cela reste une exception. Cette soumission se manifeste aussi dans les mariages arrangés (elles doivent rester sous l’autorité masculine, considérées des « éternelles mineures »).
  • En revanche, dans la basse société, elle reste enfermée dans un rôle domestique. Elle doit s’occuper de la maison et des enfants et travailler la terre, sans accès à la vie sociale ou intellectuelle. Elle est parfois vue comme un objet sexuel.

  • La vision religieuse et théocentrique

    La société médiévale repose sur une vision théocentrique. La religion influence profondément la conception de l’homme et de la femme.

    On justifie la supériorité de l’homme sur la femme à partir du récit biblique de la Genèse. Adam est considéré comme supérieur car il est créé en premier, et Ève est conçue à partir de son côté. Ève est rendue seule responsable du péché originel, accusée d’avoir cédé à la tentation du serpent à cause de sa « naturelle » curiosité. Elle est même accusée d’avoir forcé Adam à manger le fruit interdit.

    Cette faute renforce la distinction entre les sexes dans la société terrestre : Dieu attribue à chacun des rôles et des souffrances différents. L’homme doit travailler durement pour vivre, ce qui le place dans la sphère publique, tandis que la femme est condamnée à accoucher dans la douleur, ce qui lui attribue la fonction de maternité et reproduction dans la sphère privée. Les femmes sont considérées comme « filles d’Ève » et le « sexe faible », excessives et portées à la luxure.


    Un lien conjugal asymétrique

    Au Moyen Âge, la soumission féminine se perçoit aussi à l’intérieur du couple. Le lien conjugal est dissymétrique, car l’épouse doit être obéissante à son mari par la loi naturelle voulue par Dieu. Le mari est considéré le «chef de l’hostel», le «baron» ou le «sire». La loi elle-même autorise le mari à battre sa femme. Cette domination est souvent renforcée par un écart d’âge important. Les femmes se mariant vers 18 ans et les hommes vers 28 ans.


    L’éducation

    L’éducation des filles était inférieure à celle des garçons. Si une certaine égalité existe dans l’apprentissage religieux, les différences sont très marquées dans tous les autres domaines (jeu, formation intellectuelle, morale et professionnelle, comportement, vie sociale).

    Les éducateurs médiévaux invitent les parents à « garder » leur fille, à la protéger des dangers. Leur éducation vise surtout à les protéger et à contrôler leur chasteté jusqu’au mariage, vu qu’elles sont limitées à un rôle passif et domestique. En revanche, ils prônent pour les garçons une éducation plus ouverte sur le monde, en les préparant à agir dans la société.


    Femmes de pouvoir

    Malgré leur position de soumission, certaines femmes exercent un véritable pouvoir au Moyen Âge.

    Jeanne d’Arc se distingue par son courage et ses habilités militaires. Elle est la première femme qui montre de pouvoir agir dans la guerre, un domaine réservé aux hommes.

    En l’absence d’héritiers masculins, les femmes peuvent hériter de fiefs, du nom et des armes familiaux, ce qui leur permet de jouer un rôle politique important.

    Malgré la domination masculine, les femmes peuvent contester le pouvoir des hommes, notamment dans la vie quotidienne. Le thème littéraire et iconographique de la « lutte pour la culotte » illustre cette rivalité au sein du couple : la culotte, symbole de virilité et d’autorité, représente celui qui détient le pouvoir. Ce motif apparaît dans de nombreuses œuvres et montre parfois des femmes qui dominent, ridiculisent ou trompent leur mari. Cette image illustre que, même dans une société patriarcale, la femme peut exercer une certaine influence et pouvoir dans la relation avec l’homme.

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