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Tzvetan TODOROV, Introduction à la littérature fantastique, Seuil,

Paris, Points 1970.

« »,

La définition du fantastique :

p. 29 : Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans

«

diables, sylphides, ni vampires, se produit un événement qui ne peut s’expliquer par les

lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l’événement doit opter pour l’une des

deux solutions possibles : ou bien il s’agit d’une illusion des sens, d’un produit de

l’imagination et les lois du monde restent alors ce qu’elles sont ; ou bien l’événement a

véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est

régie par des lois inconnues de nous. Ou bien le diable est une illusion, un être

imaginaire ; ou bien il existe réellement, tout comme les autres êtres vivants : avec cette

réserve qu’on le rencontre rarement.

Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dès qu’on choisit l’une ou l’autre

réponse, on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l’étrange ou le

merveilleux. Le fantastique, c’est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que

les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel.

Les trois conditions pour la réalisation du fantastique :

D’abord il faut que le texte oblige le lecteur à considérer le monde des personnages

comme un monde de personnes vivantes et à hésiter entre une explication naturelle et

une explication surnaturelle des événements évoqués.

Ensuite, cette hésitation peut (cette condition est facultative) être ressentie également

par un personnage ou par le héros même.

Enfin, il importe que le lecteur adopte une certaine attitude à l’égard du texte : il

refusera aussi bien l’interprétation naturelle que l’interprétation poétique ou

« »

surnaturelle.

Le diagramme de subdivision du genre

ÉTRANGE

PUR FANTASTIQUE –

ÉTRANGE FANTASTIQUE –

MERVEILLEUX MERVEILLEUX PUR

L’étrange pur : on relate des événements qui peuvent parfaitement s’expliquer par les

lois de la raison, mais qui sont, d’une manière ou d’une autre, incroyables,

extraordinaires, choquants, inquiétants, insolites et qui, pour cette raison, provoquent

chez le lecteur et le personnage l’hésitation qui est à la base du texte fantastique.

Le fantastique étrange : des événements qui paraissent surnaturels tout le long de

l’histoire, y reçoivent à la fin une explication rationnelle. Énumérons les types

d’explications qui tentent de réduire le surnaturel : le hasard, les coïncidences, le rêve,

l’influence des drogues, les jeux truqués, l’illusion des sens, la folie.

Le fantastique merveilleux : des récits qui se présentent comme fantastiques et qui se

terminent par une acceptation du surnaturel. Ce sont les récits les plus proches du

fantastique pur, car celui-ci, puisqu’il demeure non expliqué, non rationalisé, nous

suggère bien l’existence du surnaturel.

Le merveilleux pur : les éléments surnaturels ne provoquent aucune réaction

particulière ni chez les personnages, ni chez le lecteur implicite ; exemple : le conte de

fées. Une type de merveilleux est le merveilleux scientifique (qu’on appelle

« »

aujourd’hui science-fiction) : ici le surnaturel est expliqué d’une manière rationnelle mais

à partir de lois que la science contemporaine ne reconnaît pas.

CHRONOLOGIE DE l’AFFAIRE DREYFUS

FIN SEPTEMBRE 1894 : le Service des renseignements découvre un bordereau destiné à

« »

l’attaché militaire d’Allemagne à Paris et annonçant l’envoi de documents militaires secrets. Le

dossier est attribué au capitaine Dreyfus, israélite, officier stagiaire à l’état-major.

15 OCTOBRE 1894 : Dreyfus est arrêté, traduit devant le Conseil de Guerre et jugé à huis clos.

PENDANT LE PROCÈS : le ministre de la Guerre, général Mercier, à l’insu de la défense,

adresse aux juges militaires un dossier secret préparé par le Service des renseignements.

« »

22 DÉCEMBRE 1894 : le Tribunal condamne Dreyfus à la déportation à vie dans une enceinte

fortifiée.

21 FÉVRIER 1895 : Dreyfus, après avoir subi la dégradation militaire, est déporté dans l’Île du

Diable, au large de la Guyane .

MARS 1896 : Le nouveau chef du Service des renseignements découvre que le véritable auteur

du bordereau est le commandant Esterhazy, il prévient ses supérieurs mais est envoyé en

« »

Tunisie.

13 JANVIER 1898 : Le journal de Clemenceau, L’Aurore publie sous le titre J’accuse ! une

« »

lettre ouverte d’Emile Zola au président de la République. Le Ministre de la Guerre intente à

Zola un procès en diffamation. Ce procès fait connaître l’affaire au monde entier.

L’antisémitisme devient un élément essentiel de l’idéologie antidreyfusarde.

1916 : la révision finalement obtenue, Dreyfus est gracié par le Président de la République et

réintégré dans l’armée.

Michel TOURNIER : de la philosophie à la littérature

Au plus noir de la guerre, de l’Occupation, des restrictions généralisées qui pesaient sur nous

«

tous, nous avions formé un petit groupe qu’unissait une certaine idée de philosophie, idée

étroite, fanatique même qui se serait assez volontiers complétée de quelques charrettes et

d’une guillotine. » (Le Vent Paraclet, Gallimard, Paris, 1977, p. 156)

Tout ce qui n’était pas système – ou études consacrées à un système – était bande dessinée,

«

et dans cette catégorie méprisable nous jetions pêle-mêle Shakespeare et Ponson du Terrail,

Balzac et Saint-John Perse. Nous étions ivres d’absolu et de puissance cérébrale. »

(Le Vent Paraclet, p. 159)

Ainsi donc s’il fallait dater la naissance de ma vocation littéraire, on pourrait choisir ce mois de

«

juillet 1949 où dans la cour de la Sorbonne Jean Baufret m’apprit que mon nom ne figurait pas

sur la liste des admissibles du concours d’agrégation. » (Le Vent Paraclet, p. 163)

ne savais pas encore que le traducteur n’est que la moitié d’un écrivain, ce qu’il y a en

«Je

l’écrivain de plus humblement artisanal. En faisant des traductions, l’apprenti écrivain n’acquiert

pas seulement la maîtrise de sa propre langue, il apprend aussi la patience, l’effort ingrat

accompli consciencieusement, sans espoir d’argent, ni de gloire. C’est une école de vertu

littéraire. » (Le Vent Paraclet, p. 167)

Donc faire oeuvre littéraire. Mais ne jamais oublier que je venais d’ailleurs, et rester dans le

«

monde des lettres un homme d’ailleurs. Il ne fallait pas renoncer aux armes admirables que

mes maîtres métaphysiciens avaient mises entre mes mains. Je prétendais bien sûr devenir un

vrai romancier, écrire des histoires qui auraient l’odeur du feu de bois, des champignons

d’automne ou du poil mouillé des bêtes, mais ces histoires devraient être secrètement mues par

les ressorts de l’ontologie et de la logique matérielle. » (Le Vent Paraclet, p. 179)

J’avais l’ambition de fournir à mon lecteur épris d’amours et d’aventures l’équivalent littéraire

«

de ces sublimes inventions métaphysiques que sont le cogito de Descartes, les trois genres de

Spinoza, l’harmonie préétablie de Leibniz, le schématisme transcendantal de Kant, la réduction

phénoménologique de Husserl, pour ne citer que quelques modèles majeurs. »

(Le Vent Paraclet, p. 179)

Qu’est-ce qu’un mythe ? A cette question immense, je serai tenté de donner une série de

«

réponses dont la première, la plus simple est celle-ci : le mythe est une histoire fondamentale. »

(Le Vent Paraclet, p. 188)

Un grand mythe, c’est d’abord une image vivante que nous berçons et nourrissons en nous,

«

qui nous éclaire et nous réchauffe. De l’image, il a les contours fixés, semble-t-il, de toute

éternité, mais son paradoxe tient dans la force de persuasion qu’il irradie malgré son antiquité. »

(Le Vol du Vampire, Mercure de France, Paris, 1981, p. 28)

un mythe, c’est à la fois une belle et profonde histoire incarnant l’une des aventures

«

essentielles de l’homme, et un misérable mensonge débité par un débile mental, un

‘mythomane’ justement. » (Le Vol du Vampire, p. 14)

La prise de la Bastille est un symbole qui est la destruction de la prison symbolisant le pouvoir

«

absolu et la liberté conquise. Ça c’est le mythe.

Mais si vous regardez ce qui s’est passé exactement, combien d’historiens ont dit que le 14

juillet 1789 ça avait été minable. Il n’y avait plus personne dans cette Bastille. On a massacré

de façon odieuse le gouverneur qui était un type plutôt inoffensif. Finalement, c’est une histoire

assez sale. Alors vous voyez comment la répétition a travaillé sur cette donnée impure,

grossière et malodorante pour en faire ce diamant qu’est la prise de la Bastille. »

(Arlette Bouloumié, Rencontre avec Michel Tournier,

Europe : revue littéraire mensuelle 67, juin-juillet 1989, p. 150.

« »,

mythe, c’est tout d’abord un édifice à plusieurs étages qui reproduisent tous le même

«Le

schéma, mais à des niveaux d’abstraction croissante. Soit par esemple le fameux Mythe de la

caverne de Platon. Imaginons, nous dit Platon, une caverne où sont retenus des prisonniers,

attachés de telle sorte qu’ils ne puissent voir que le fond rocheux de la caverne. Derrière eux,

un grand feu. Entre ce feu et eux défilent des personnages portant des objets. De ces

personnages et de ces objets, les prisonniers ne voient que les ombres projetées sur le mur. Ils

prennent ces ombres pour la seule réalité, et font sur elles des conjectures forcément partielles

et erronées. Raconté de cette façon le mythe n’est qu’une histoire pour enfants, la description

d’un guignol qui serait aussi théâtre d’ombres chinoises. Mais à un niveau supérieur, c’est toute

une théorie de la connaissance, à un étage plus élevé encore cela devient morale, puis

métaphysique, puis ontologie, etc., sans cesser d’être la même histoire.

Ce rez-de-chaussée enfantin du mythe est l’une de ses caractéristiques essentielles, tout autant

que son sommet métaphysique. » (Le Vent Paraclet, p. 188)

L’homme ne s’arrache à l’animalité que grâce à la mythologie. L’homme n’est qu’un animal

«

mythologique. L’homme ne devient un homme, n’acquiert un sexe, un coeur et une imagination

d’homme que grâce au bruissement d’histoires, au kaléidoscope d’images qui entourent le petit

enfant dès le berceau et l’accompagnent jusqu’au tombeau. » (Le Vent Paraclet, p. 191)

Dès lors la fonction sociale – on pourrait même dire biologique – des écrivains et de tous les

«

artistes créateurs est facile à définir. Leur ambition vise à enrichir ou au moins à modifier ce

‘bruissement’ mythologique, ce bain d’images dans lequel vivent leurs contemporains et qui est

l’oxygène de l’âme. (…) Cette fonction de la création littéraire et artistique, est d’autant plus

importante que les mythes – comme tout ce qui vit – ont besoin d’être irrigués et renouvelés

sous peine de mort. Un mythe mort, cela s’appelle une allégorie. La fonction de l’écrivain est

d’empêcher les mythes de devenir des allégories. » (Le Vent Paraclet, pp. 192-193)

André Gide a dit qu’il n’écrivait pas pour être lu mais pour être relu. Il voulait dire par là qu’il

«

entendait être lu au moins deux fois. J’écris moi aussi pour être relu, mais, moins exigeant que

Gide, je ne demande qu’une seule lecture. Mes livres doivent être reconnus – relus – dès la

première lecture. » (Le Vent Paraclet, p. 189)

L’idée, c’est que l’image est supérieure à la chose. L’image de l’image est supérieure à

«

l’image. » (Arlette Bouloumié, Rencontre avec Michel Tournier, p. 150)

À quoi servent Tristan et Iseut ? Et après eux, dans le panthéon imaginaire occidental, Faust,

«

Don Juan, Robinson Crusoé, Don Quichotte ? Et derrière eux, du fond de la Thèbe antique,

? Ces héros maudits, ces révoltés qui n’incarnent chacun un aspect de la condition

Œdipe

humaine qu’à la façon dont un bouc émissaire se charge d’un péché, qui osera prétendre que,

s’ils vivent en nous, c’est pour nous aider à mieux nous intégrer dans le corps social ? La

passion adultère de Tristan et Iseut, le pacte avec le diable de Faust, le désir ardent et

destructeur de Don Juan, la farouche solitude de Robinson, le rêve extravagant de Don

Quichotte, autant de façons au contraire de dire non à la société, de briser l’ordre social. »

(Le Vol du Vampire, p. 34)

Et je dis non ! Non aux romanciers nés dans le sérail qui en profitent pour casser la baraque !

«

Cette baraque, j’en ai besoin, moi ! Mon propos n’est pas d’innover dans la forme, bien au

contraire, mais de faire passer dans une forme aussi traditionnelle, préservée et rassurante que

possibile une matière ne possédant aucune de ces qualités. »

(Jacqueline Piatier, Je suis un métèque de la littérature,

entretien avec M. T., Le Monde 28 mars 1975, p. 16)

« »,

Dans un petit texte nécrologique, j’ai dit que j’étais un naturaliste mystique avec comme

«

modèle Huysmans que je considère personnellement comme mon maître. (…) La façon dont il

écrivait les choses, c’était d’un réalisme total et en même temps, c’était hurlant de drôlerie et de

poésie. (…) Je pense que le fantastique doit s’obtenir par des moyen réalistes. »

(Arlette Bouloumié, Rencontre avec Michel Tournier, p. 148)

Ces oeuvres se signalent par trois caractéristiques : leur limpidité, leur brièveté, les choses

«

essentielles qu’elles osent aborder. On s’accorde à les déclarer ‘pour enfants’. C’est rendre un

très grand hommage aux enfants et admettre, avec moi, qu’une oeuvre ne peut aller à un jeune

public que si elle est parfaite. Toute défaillance la ravale au niveau des seuls adultes. L’écrivain

qui prend la plume en visant aussi haut obéit à une ambition sans mesure. »

(Comment écrire pour les enfants, Le Monde

« »,

21 décembre 1979, p. 19)

En effet le conte pour moi rejoint la poésie bien que dans un domaine totalement différent car

«

c’est de la prose. Mais je trouve qu’un beau conte : Le Chat Botté de Perrault, a la même valeur

que La Jeune Parque de Valéry. Ce sont deux genres brefs qui par leur brièveté, leur densité

peuvent atteindre une beauté éblouissante. Je suis ébloui par certains contes comme je suis

ébloui par la poésie. » (Arlette Bouloumié, Rencontre avec Michel Tournier, p.151)

Considérons d’abord la nouvelle. Son critère – sa fidélité au réel – s’accorde avec la

«

connotation journalistique du mot. (…) L’auteur de nouvelles – Maupassant, Tchekhov, Sartre –

se réclame d’un strict et gris réalisme. (…)

Tout opposée est la fable. Ici la ‘moralité’ est manifeste, souvent même formulée noir sur

blanc. » (Le Vol du Vampire, p. 39)

À mi-chemin de l’opacité brutale de la nouvelle et de la transparence cristalline de la fable, le

«

conte – d’origine à la fois orientale et populaire – se présente comme un milieu translucide,

mais non transparent, comme une épaisseur glauque dans laquelle le lecteur voit se dessiner

des figures qu’il ne parvient jamais à saisir tout à fait. (…) Le conte est une nouvelle hantée.

Hantée par une signification fantomatique qui nous touche, nous enrichit, mais ne nous éclaire

pas. » (Le Vol du Vampire, p. 40)

Est-ce à dire que là toutes les invraisemblances sont autorisées ? Certes non, mais les

«

règles du jeu sont différentes. Dans le conte, tout est permis à la seule condition que la

complicité du lecteur soit acquise à l’auteur. Or le fait est que (…) ce comportement de

Barbe-Bleue, nous l’acceptons sans objection. Pourquoi cette docilité ? En vertu d’un

mécanisme analogue à celui qui nous a prévenus d’entrée de jeu qu’il y avait tout à craindre

d’un homme à la barbe bleue : un mécanisme archétype. Car ce comportement extravagant de

Barbe-Bleue évoque obscurément en nous celui d’un autre personnage autrement ancien et

vénérable – mais peut-être tout aussi barbu -, celui de Jéhovah quittant le Paradis terrestre

après avoir interdit à Adam et Ève de manger le fruit d’un certain arbre, l’arbre qui confère la

connaissance du Bien et du Mal. Il y a donc là un phénomène de souvenir vague et

insaisissable, exactement de réminiscence. » (Le Vol du Vampire, pp. 41-42)

il [le détail rationnellement inacceptable] est doué d’une force persuasive mystérieuse et

«

impérative. Pourquoi ? Réminiscence encore, moins équivoque sans doute que celle du fait

défendu, où il y a du péché originel, du dépucelage, et aussi un rappel de la petite main

ensanglantée de Lady Macbeth que ‘toutes les essences de l’Orient ne pourraient laver’. »

(Le Vol du Vampire, pp. 42)

[la plainte] nous touche au coeur parce que nous reconnaissons obscurément la voix de Mme

«

Bovary agonisant d’ennui dans sa pluvieuse campagne normande, celle de Samuel Beckett

dans Godot, et parce qu’elle n’est peut-être que la version enfantine du cri de Jésus avant de

mourir sur la croix. » (Le Vol du Vampire, pp. 43)

Archétypes noyés dans l’épaisseur d’une affabulation puérile, grands mythes travestis et

«

brisés qui ne prêtent pas moins leur puissante magie à une histoire populaire, tel est sans doute

le secret du conte, qu’il soit oriental, féerique ou fantastique, et il serait sans doute facile de

dégager les mêmes ressorts dans son avatar contemporain, la science-fiction. »

Michel Tournier, Le Coq de bruyère : SYNOPSIS

LA FAMILLE ADAM : comment Jéhovah créa Adam hermaphrodite, en fit sortir le principe

féminin et eut deux petits-fils : Abel le nomade et Caïn le sédentaire.

LA FIN DE ROBINSON CRUSOÉ : comment Robinson, devenu ivrogne, repart dix-huit ans

après pour son île déserte mais ne la reconnaît pas.

LA MÈRE NOËL (conte de Noël) : comment le Père Noël en vient à donner le sein au Petit

Jésus de la crèche vivante.

AMANDINE OU LES DEUX JARDINS (conte initiatique) : comment une petite fille quitte son

jardin d’enfant pour explorer un mystérieux jardin d’où elle sort jeune fille.

LA FUGUE DU PETIT POUCET (conte de Noël) : comment Petit Poucet, fils d’un bûcheron de

Paris, fugue, rencontre les septs filles de M. Logre, écologiste, écoute l’histoire du Paradis et

l’apologue de l’arbre, reçoit des bottes magiques.

TUPIK : comment le rasoir du père, Thésée et le Minotaure, Dominique – fille habillée en

garçon -, Mamouse – dame-pipi qui fait mijoter de la viande dans une casserole -, le sexe d’un

homme entrevu dans les urinoirs peuvent pousser un petit garçon à se couper son petit

«

robinet d’enfant ».

QUE MA JOIE DEMEURE (conte de Noël) : comment Raphaël Bidoche, au lieu de faire une

carrière de grand pianiste international, devient pianiste comique jusqu’au soir où il peut enfin

jouer de choral de Bach.

LE NAIN ROUGE : comment Lucien Gagneron, nain de 125 centimètres, tue sa maîtresse,

devient clown de cirque et Nain rouge, empereur des enfants.

TRISTAN VOX : comment un spiqueur célèbre de la radio, Tristan Vox (alias Félix Robinet),

« »

poursuivi par les lettres d’Yseut (alias sa femme, puis sa secrétaire) est amené à céder sa place

à Frédéric Durâteau, à la suite d’une malencontreuse interversion de photographies.

LES SUAIRES DE VÉRONIQUE : comment une photographie finit par avoir la peau de son

modèle souffre-douleur, Hector.

LA JEUNE FILLE ET LA MORT : comment Mélanie, qui ne cesse de s’ennuyer que lorsq’un

objet porteur de mort la met dans un état d’« ébriété funèbre après avoir collectionné une

»,

corde de chanvre et une chaise, un pistolet, des champignons vénéneux et fait fabriquer une

guillotine-Louis XVI, meurt de rire dans son lit.

LES COQ DE BRUYÈRE : comment le colonel baron Guillaume de Saint-Fursy, coq de bruyère

friand d’amours ancillaires, provoque, à cause de sa liaison avec Mariette, la cécité psychogène

de sa femme, puis, trompé à son tour, est frappé d’hémiplégie.

L’AIRE DU MUGUET : comment Pierre, camionneur tombé amoureux, sur l’Aire du Muguet

« »,

d’une jeune fille dont le sépare le grillage, aurait mieux fait de ne pas quitter l’autoroute avec

son copain Gaston et, surtout, remontant le lendemain vers Paris, aurait dû éviter de traverser

la chaussée.

LE FÉTICHISTE (un acte pour un home seul) : comment un goût immodéré des

sous-vêtements féminins a conduit Martin à l’asile.

MARGUERITE YOURCENAR


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Corso di laurea: Corso di laurea in lettere (BRESCIA - MILANO)
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I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher valeria0186 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Letteratura francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Cattolica del Sacro Cuore - Milano Unicatt o del prof Zanola Mariateresa.

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