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Proust, Marcel-le "drame du coucher"

Chaque soir, au moment du coucher, le baiser de da mère aide le petit Marcel à s’endormir. Toutefois, le moment où il entend sa mère monter vers sa chambre est aussi un moment douloureux, puisque le petit ressent déjà la souffrance du détachement. Donc, d’un coté, l’enfant a peur de rester seul avec son insomnie et a besoin du baiser de la mère pour réussir à s’endormir ; de l’autre, sa mère reste si peu de temps dans sa chambre que l’idée du détachement le fait déjà souffrir. Donc la relation de Marcel avec sa mère est morbide et névrosée ; on pourrait parler de complexe Œdipien. L’attachement excessif de Marcel vers sa mère se révèle même au moment où il l’attend ; en effet il entend les bruits le plus légers, comme celui de sa robe.

Quelquefois, après avoir reçu le baiser, l’enfant voudrait appeler de nouveau sa mère pour en avoir un autre ; mais il sait que cela la fâcherait, car son père déteste ce rituel et le considère absurde. Donc, le père, qui peut-être voudrait avoir un enfant plus virile, est vu comme un obstacle. Or, si l’enfant voyait sa mère fâchée, la tranquillité et la paix que son baiser lui ont transmises disparaitraient, voila pourquoi il évite de lui demander d’être embrassé encore une fois.
On comprend que le baiser de la mère est fondamentale pour le petit Marcel parce qu’il le définit comme la seule consolation à sa tristesse et à son agitation ; en plus il le compare a une hostie qu’il reçoit comme dans une « communion de paix ».
Toutefois, quand il y a des invités (souvent il s’agit de M. Swann) le rituel du baiser n’a pas lieu. Pour l’enfant, les soirs où sa mère reste si peu de temps dans sa chambre sont doux en comparaison à ceux où il y a des invités à diner.

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