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L’École des femmes

Aucune autre pièce de Molière n’a autant rapporté à son auteur et à sa troupe. Après deux représentations au Louvre, Molière reçoit le soutien financier du roi et une pension de mille livres, alors que L’École des femmes est à l’affiche depuis plus d’un trimestre.
Il s’agit aussi de la première de celles qu’on appelle grandes comédies, où aux scènes de farce qui suscitent le rire franc des spectateurs, se mêle une caractérisation accrue des personnages visant à provoquer le «rire dans l’âme» des honnêtes gens. Partant de la peinture générique d’un défaut humain, Molière mène l’enquête sur un thème social important au XVIIe siècle: ici l’institution du mariage, dans Dom Juan l’athéisme ou l’impiété.

Une éducation sentimentale

Toute la pièce se fonde sur le personnage d’Agnès, que sa naïveté rend comique mais qui n’en est pas moins pathétique
à cause de la totale ignorance de la vie où la maintient son tuteur. L’École des femmes n’est autre qu’une sorte d’«éducation sentimentale», puisqu’Agnès prend peu à peu conscience de sa situation et s’interroge sur le sens de sa vie tout en s’éveillant à l’amour. Comme Molière, Arnolphe a une quarantaine d’années; son désir d’épouser Agnès n’a toutefois rien de scandaleux pour les mœurs du XVIIe siècle car ces mariages disproportionnés étaient plutôt courants à l’époque. Molière luimême avait depuis peu épousé Armande Béjart, de vingt ans plus jeune que lui, et n’entendait certes pas livrer sa vie intime sur les planches. Ce qu’il s’attache à illustrer ici, comme dans toutes ses comédies, c’est l’inutilité de s’opposer au naturel, qui finit toujours par reprendre le dessus.

L’action: Arnolphe est un bourgeois de province, imprégné d’esprit misogyne. L’émancipation intellectuelle de la femme, qui se prépare chez les précieuses (cf. p. 148), lui fait horreur et il veut une épouse qui lui soit parfaitement soumise et fidèle; c’est pourquoi il a pris soin, jadis, de choisir une fillette de quatre ans qu’il a élevée selon sa «méthode», à l’écart du monde et dans l’ignorance la plus complète des choses de la vie. Agnès a dix-sept ans lorsque, par hasard, elle rencontre Horace; les deux jeunes gens tombent amoureux. L’intrigue repose en réalité sur un double nom – pour Horace, Arnolphe est M. de la Souche et c’est son ami. C’est pourquoi il confie tout bonnement à son rival qu’il doit enlever le soir même la jeune fille qui, à son tour, avoue ingénument au tuteur ses sentiments. Arnolphe peut donc déjouer les machinations des deux jeunes et son triomphe paraît assuré lorsque, rentré d’Amérique, le véritable père de Agnès donne sa fille à Horace, fils de l’un de ses amis.

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