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Le poème fait partie des Méditations poétiques et il a été écrit en 1819, lorsque le poète s’était retiré dans les montagnes du Dauphiné. Mme Charles, la femme aimée, est morte deux ans avant, mais le poète ne s’est pas encore libéré de ce souvenir douloureux.
Le thème fondamental est celui du rapport nature/homme : la nature a sur le poète un effet apaisant e des correspondances s’établissent entre la nature et son âme

Première strophe

Le poète n’a pas assez de force pour affronter l’avenir. Alors, il s’adresse à un paysage familier afin qu’il l’accueille au moins un jour, en attendant que la mort arrive. Cependant l’attente de la mort semble plutôt une image rhétorique car, à l’époque, Lamartine n’avait que 30 ans. La tonalité générale de la strophe est sombre. On distingue le thème de l’ennui de vivre. Ce prélude est assez amer et cela, par contraste, nous permet de mieux saisir le rôle consolant de la nature.

Deuxième strophe

Avant tout, il faut remarquer les éléments naturels tels que le sentier, la vallée, les coteaux, les bois, l’ombre. La description n’est pas détaillée, mais plutôt imprécise. Il y a un rapport très étroit entre l’âme en deuil du poète et le silence et la paix qui règne dans le vallon

Troisième strophe

Voilà un nouveau détail du paysage : les deux ruisseaux. La description devient plus détaillée. La présence des deux ruisseaux est discrète, comme, d’ailleurs, l’ensemble du décor. Mais il y aussi un symbolisme profond : les deux ruisseaux qui se rencontrent pour un moment e qui se perdent aussitôt, représentent le destin du poète et celui de Mme Charles. Le vers « Et non loin de leur source ils se perdent sans nom » fait allusion à la vie de courte durée de Mme Charles 8morte deux ans avant) et à celle du poète qui va avoir trente ans mais pense qu’il va bientôt mourir. Dans cette strophe, des sensations visuelles on pas à des sensations auditives, très délicates (allitération en –S).

Quatrième strophe

Le poète suspend la description et laisse la place au symbole.
« Source » appliquée aux ruisseaux, dans cette strophe le terme est appliqué à la vie du poète : son destin est comparable à l’écoulement de l’eau.
« Sans bruit » rappelle le murmure des ruisseaux et on fait allusion au manque d’intérêt de la part du public dans lequel Lamartine a vécu jusqu’à la publication des Méditations poétiques en 1820, qui lui donneront une renommée immédiate et inattendue.
« Sans nom » reprend le même symbolisme de la strophe précédente.
« Sans retour » évoque la marche inexorable de la vie, semblable aux ruisseau qui serpentent non loin de leur source.
Cependant, à l’intérieur de cette métaphore, le poète place une opposition : à la limpidité de leurs eaux, le poète oppose son âme, agitée par la douleurs et les soucis.
Om remarque aussi la correspondance entre le spectacle de la nature qui est limpide et l’âme troublée au sens figuré. Mais au lieu de faire tomber le poète dans la mélancolie, dans le « mal du siècle », ce contraste attire le poète lui-même : ce paysage lui apporte la fraîcheur, la paix et l’ombre qui lui manquent. Chez Lamartine, la nature n’est pas aussi marâtre que celle de Leopardi.

Cinquième strophe

La nature a un effet apaisant et dans cet assoupissement il y a une sorte de volupté (« m’enchaînent »).
Dans le vers « Comme un enfant bercé par un chant monotone » les accents tombent sur les voyelles nasales et les allitérations évoquent un bercement régulier et doux.
Dans le dernier vers « Mon âme s’assoupit aux murmures des eaux », les sonorités assourdies des voyelles (o, u, o, u, u, o) suggèrent la paix que le poète a enfin atteinte.
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