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Le prèmier des troubadours connus est Guillaume IX, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine de 1088 à 1126. Il compose vers 1100 les premières chansons d’amour que l’on connaisse, en ajustant à la mélodie des liturgies sacrées les paroles d’une louange à sa dame. Tous les jeunes de sa cour l’imitent. Cette nouvelle manière se propage ensuite dans la région de Toulouse, en Provence et en Italie. La noblesse des provinces du nord de la France finit par l’adopter dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Ce texte nous donne un exemple parfait de chanson d’amour courtois. Le poète chante la beauté et la grâce de la dame qu’il aime, il craint de ne pas mériter son amour, mais il espère qu’elle saura apprécier sa fidélité.

• Dans cette chanson, comme dans celles des troubadours qui suivront, on attribue à la dame un pouvoir extraordinaire: elle peut guérir les malades, rendre sages les fous, courtois les grossiers personnages, et vice-versa.

• Dans la mesure où son pouvoir est illimité, son amant la redoute et puisqu’il considère son amour comme le bien
suprême, il se montre disponible à toutes sortes de services (obéissance, gratitude).
• En outre, le plaisir d’amour n’entre pas dans son expérience présente, mais un jour peut-être... C’est cette attente
qui nourrit la joie de l’amant; cette joie qui le met en mesure de servir patiemment sa dame tout en respectant ses
engagements envers la société courtoise.

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