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la colonisation européenne et française

Le colonialisme commence à a se diffuser à partir de 1880.
En ce qui concerne les motivations économiques,la crise économique de 1873-1896 détermine la concurrence entre puissances européennes et les pousse à adapter le protectionnisme. Les pays européens voient dans la colonisation la possibilité d’exploiter les matières premières d’autres territoires, de développer une industrie métropolitaine et de s’installer un peu dans tous les continents.
Par rapport aux motivations idéologiques, l’Europe voulait affirmer sa supériorité en soumettant des peuples considérés inferieurs. Les pays colonisateurs affirment avoir une mission civilisatrice qui consiste à apporter les progrès dans des pays sous-développés, par exemple en les aidant a construire des infrastructures (ponts, voie ferrées)

Les auteurs du colonialisme sont des journalistes, des hommes d’affaires , hommes politiques ou missionnaires qui veulent convaincre l’opinion publique de la nécessité de coloniser. Les officiers des états européens signent des traités avec les chefs indigènes.
Il y a eu plusieurs formes de domination. Tout d'abord, une colonie est un territoire sous domination directe du pays colonisateur. Cela signifie, par exemple, que qu'elle dépende du Ministère des colonies, qu'un gouverneur y représente l’État, qu’il y a le drapeau français sur les bâtiments officiels, que l'armée française y est présente. La France établit aussi des protectorats. Le protectorat est l’ administration indirecte de territoires par l’intermédiation de chefs locaux avec lesquels la France négocie (Maroc, Tunisie, Cambodge). L’ Algerie est la seule colonie française de peuplement.
La construction d’infrastructures est un moyen par lequel les investisseurs colons s’enrichissent. On exploite la main d’œuvre locale et en plus on impose aux indigènes des impôts. L’agriculture locale est remplacée par les cultures d’exploitation.
Par rapport à la domination culturelle, la civilisation européenne se sent supérieure aux civilisations dites primitives. Les missionnaires catholiques et protestants évangélisent les populations et les instruisent. L’instruction ne s’adresse pas à tout le monde mais seulement à une minorité des colonies. On transmet la lange, la religion, les valeurs des pays européens. En France un engouement pour l’exotisme commence à se diffuser ; il se mélange à l’exaltation nationaliste de la grandeur impériale.
Le racisme est inséparable du colonialisme européen. L’infériorité des populations colonisées est exhibée dans les "zoos humains".
Les colonisés sont largement privés de droits par le « Code de l'indigénat » (1881-1946) et, souvent, soumis au travail forcé. Les colons s'attribuent les meilleurs terres . Le colonisateur impose ses valeurs, son système économique, ses lois, sa langue... Les colons ont des relations sexuelles avec les indigènes mais ils ne vont jamais les épouser pour ne pas contaminer leur sang pur. Ils ont détruit les sociétés indigènes et leur mode de vie.
Des révoltes commence à se produire surtout au Levant, en 1925 et 1936, et en Indochine en 1930-1931. En 1934, le Martiniquais Aimé Césaire et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor inventent le concept de négritude, la « reconnaissance du fait d’être Noir », marquant un retour aux sources de l'identité africaine et le rejet de l'assimilation culturelle.
Le Code de l'indigénat fut adopté le 28 juin 1881. Puis c'est en 1887 que le gouvernement français l'imposa à toutes ses colonies. En général, ce code imposait aux autochtones et aux travailleurs immigrés les travaux forcés, l’interdiction de circuler la nuit, les réquisitions, les impôts et d’autres mesures qui les privaient de toute liberté et identité. Il s'agissait d'un recueil de mesures destiné à faire régner le «bon ordre colonial». Ce code fut sans cesse «amélioré» de façon à adapter les intérêts des colons aux «réalités du pays».
Le Code de l'indigénat distinguait deux catégories de citoyens: les citoyens français et les sujets français, c’est-à-dire les Africains noirs, les Malgaches, les Algériens, les Antillais, les Mélanésiens, etc., ainsi que les travailleurs immigrés. Les sujets français soumis au Code de l'indigénat étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits politiques; ils ne conservaient au plan civil que leur statut personnel, d'origine religieuse ou coutumière.
Tout compte fait, le colonialisme pratiqué en Nouvelle-Calédonie, en Algérie, à Madagascar, etc., a été à une sorte d’esclavage des populations autochtones: celles-ci étaient dépouillées de toute leur identité. Si on commettait un délit on était emprisonné ou déporté. Ce système d'inégalité sociale et juridique perdura jusqu’en 1946, soit plusieurs années après que les accords de Genève (le 23 avril 1938) eurent interdit toute forme de travaux forcés.
Après la loi du 7 avril 1946 abolissant le Code de l'indigénat, les autochtones (Nouvelle-Calédonie, Madagascar, Algérie, etc.) ont pu à nouveau circuler librement, de jour comme de nuit, et récupérer le droit de résider où ils voulaient et de travailler librement. Cependant, les autorités françaises ont réussi à faire perdurer le Code de l'indigénat en Algérie pratiquement jusqu'à l'Indépendance (1962).

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