Concetti Chiave

  • Paris est un thème récurrent dans la littérature française dès le Moyen Âge, avec des œuvres qui dépeignent la vie quotidienne et les conflits religieux.
  • Au Grand Siècle, Paris est à la fois loué et critiqué, avec des écrivains qui le décrivent comme ridicule ou burlesque, et d'autres qui expriment leur mépris pour la ville.
  • Au XIXe siècle, Paris est représentée comme une entité complexe, à la fois fascinante et oppressante, apparaissant comme un personnage à part entière dans les œuvres de Hugo et Balzac.
  • Les poètes du XXe siècle utilisent Paris comme décor pour exprimer leurs émotions, avec des lieux emblématiques évoqués dans les poèmes de Baudelaire et des symbolistes.
  • À la fin du XXe siècle, la représentation de Paris évolue vers une fresque historique et sociale, marquée par les romans de Jean Divo sur le quartier Saint-Antoine.

Paris dans la littérature médiévale

Paris est un thème que l’on retrouve très fréquemment dans la littérature française depuis le Moyen Âge. Les Mystères mettent en scène sur le parvis de Notre-Dame le petit peuple parisien, tandis que les complaintes de Rutebeuf et les poèmes de Villon représentent le Paris truculent des mauvais garçons. Pendant la Renaissance, Montaigne s’adresse à la ville conne s’il s’agissait d’une déclaration d’amour; de son côté, Agrippa d’Aubigné témoigne des conflits religieux qui mettent la capitale à feu et à sang.

Critiques et éloges au Grand Siècle

Le XVII, ou Grand Siècle, se partage entre les éloges rhétoriques prononcés par les cercles précieux et la critique. St-Amant e Madame de sévigné dans ses lettres décrivent un Paris ridicule et Les embarras de Paris de Boileau font de la capitale un lieu burlesque. Au XVIII siècle, si Voltaire est l’écrivain parisien par excellence, ironique et léger, le provincial Rousseau d’une façon plutôt répulsive et fascinée, ne cache pas son mépris pour la ville qu’il définit lieu de bruit, de fumée et de boue. L’attachement des auteurs à la vie quotidienne de Paris est cependant le plus fort : les œuvres des Encyclopédistes sont inséparables du Paris des Lumières.

Paris au XIXe siècle

L’attrait de la capitale se développe au XIX siècle : les héros provinciaux des plus grands romanciers de Paris - Hugo et Balzac - sont tentés par la vie parisienne : Lucien de Rubempré y perdra la vie dans Les Illusions perdues. Telle qu’elle apparaît dans La Comédie Humaine ou dans Les Misérables, Paris est une véritable personne avec son caractère propre, ses maladies, tour à tour monstre et merveille, égout et cathédrale. Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir de Stendhal, le notaire Léon dans Madame Bovary de Flaubert, préfèrent fuir le monde parisien ; certains romans de Zola dépeignent des milieux ou des quartiers de Paris qui font de cette ville une prison. Dans la littérature, Paris offre une double image : un Paris riche, fastueux et prestigieux et un Paris « populaire », où le vice est roi. Les écrivains hésitent entre l’une ou l’autre image.

Paris chez les poètes du XXe siècle

Dans le Paris modifié par le baron Haussmann, Baudelaire et les poètes parnassiens et symbolistes transportent leurs états d’âme contradictoires et leurs images funèbres. Au début du XX siècle, les poètes prennent le relais et ils unissent la musique et l’écriture. C’est le cas de Max Jacob et de Léon-Paul Fargue qui dans leurs poèmes évoquent Montparnasse. Les rues, les quartiers, les places, les quais de la Seine constituent le décors de bon nombres de roman du XX siècle. En effet, Colette et Cocteau choisissent le Palais-Royal, Simenon le quai des Orfèvres, Céline le passage Choiseul, près de la place des Victoires. Marcel Aymé est très lié à Montmartre.

 la fin du siècle toutes ces descriptions romantiques de Paris tendent à s’estomper et la dernière grande fresque parisienne est faite par Jean Divo qui, dans ses romans, trace l’histoire sociale et politique du quartier Saint-Antoine du XV siècle à nos jours. Aujourd’hui, chaque quartier parisien porte une plaque commémorative sur les immeubles rappelant aux passants la présence d’un écrivain.

Domande da interrogazione

  1. Comment Paris est-il représenté dans la littérature médiévale?
  2. Dans la littérature médiévale, Paris est souvent un thème central, avec des œuvres comme les Mystères qui mettent en scène le petit peuple parisien sur le parvis de Notre-Dame, et les poèmes de Villon qui décrivent un Paris truculent.

  3. Quelle est la perception de Paris au Grand Siècle selon les écrivains?
  4. Au Grand Siècle, Paris est à la fois critiqué et loué. Des écrivains comme St-Amant et Madame de Sévigné décrivent un Paris ridicule, tandis que Boileau le présente de manière burlesque. Rousseau exprime son mépris pour la ville, la qualifiant de lieu de bruit et de fumée.

  5. Comment les écrivains du XIXe siècle perçoivent-ils Paris?
  6. Au XIXe siècle, Paris est vu comme une entité complexe, à la fois monstre et merveille. Les œuvres de Hugo et Balzac montrent Paris comme une personne avec son propre caractère, tandis que Zola dépeint des quartiers de Paris comme une prison.

  7. Quel rôle joue Paris dans la poésie du XXe siècle?
  8. Au XXe siècle, Paris est un décor essentiel pour les poètes comme Baudelaire et les symbolistes, qui expriment leurs états d'âme à travers la ville. Des poètes comme Max Jacob et Léon-Paul Fargue évoquent des quartiers comme Montparnasse dans leurs œuvres.

  9. Comment la représentation de Paris évolue-t-elle à la fin du XXe siècle?
  10. À la fin du XXe siècle, les descriptions romantiques de Paris s'estompent, et Jean Divo crée une fresque parisienne retraçant l'histoire sociale et politique du quartier Saint-Antoine, marquant une transition vers une représentation plus historique et sociale de la ville.

Domande e risposte

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