Concetti Chiave
- L'œuvre de Molière englobe une variété de genres comiques, des intrigues amusantes aux comédies de caractère, en passant par les farces.
- Molière représente la société du XVIIe siècle, exposant les défauts et les qualités des nobles, bourgeois, et gens du peuple.
- Les comédies de Molière critiquent les marquis vaniteux et les nouveaux riches qui imitent les aristocrates, notamment à travers des personnages comme M. Jourdain.
- Dans ses pièces, Molière ridiculise les médecins et érudits pour leur ignorance et pédanterie, les présentant comme des imposteurs du savoir.
- Les domestiques et paysans dans les œuvres de Molière sont décrits de manière réaliste, illustrant les diverses classes sociales de son époque.
Indice
L'œuvre de Molière
L’œuvre de Molière comporte toutes les gammes du comique, depuis la farce à la plus haute comédie.
On y distingue des comédies d’intrigue, des farces, des comédies de mœurs et des comédies de caractère.
Les comédies d’intrigue sont des pièces où les complications amusantes de l’action occupent les spectateurs, sans soucis des caractères qui sont à peine esquissés.
• L’Etourdi déroule la série de ruses que le valet Mascarille imagine pour soutirer de l’argent au vieux père de maître, ruses que l’étourderie de son maître dérange sans le vouloir.
• Le Dépit amoureux est l’histoire d’une brouille entre jeunes gens que l’amour ne tarde guère à réconcilier.
• Les Fâcheux sont les importuns qui empêchent un amant d’aller au rendez-vous qui occupe seul sa pensée : telle est l’intrigue qui tient attachés à son léger fil des portraits exact et ressemblants de gens de qualité, vicomte bretteur, courtisan joueur, belles princesses, solliciteuses, etc.
• Amphitryon qui met en scène une fable de l’Antiquité, est classique par le récit fameux de Sosies et la non moins fameuse dispute des deux « moi».
Farces et comédies de caractère
Il n’y a guère que la Jalousie du Barbouillé, Le Médecin malgré lui et Les Fourberies de Scapin qui soient de pures farces, c’est-à-dire des pièces destinées uniquement à faire rire; d’autre part, il n’y a que L’Avare qui soit une pure comédie de caractère, c’est-à-dire une pièce où tout se subordonne à l’affirmation puissante d’un être qui apparaît à la fois individu et type.
Toutes les autres pièces de Molière, même farce ou comédies de caractère, sont en même temps comédies de mœurs, c’est-à-dire des pièces où l’auteur a peint un aspect de la société de son temps. En chacune naturellement prédomine soit la drôlerie de la farce, soit la peinture des mœurs; Tartuffe et Le Misanthrope sont surtout des comédies de caractère.
Société du XVII siècle
La société du XVII siècle est présente pour une bonne part dans le théâtre de Molière. Noblesse, bourgeoisie, peuple de la ville et des champs, avec leurs qualités et leurs défauts, sont présents dans son œuvre et composent un tableau de réelle valeur documentaire.
Molière a montré le pire de la noblesse et, en contraste, le meilleur. Dans la noblesse on voit un modèle de goût e de sagesse, mais on a aussi la noblesse sotte, frivole et prétentieuse, la noblesse odieuse, la noblesse dangereuse e la noblesse ridicule de province. Il s’est véritablement acharné sur le gens de cour qui prétendent tout savoir sans avoir rien appris; il leur reproche leur fatuité et leur sottise. Il en a surtout aux marquis. Le marquis de la Critique de l’Ecole des Femmes trouve la pièce de Molière détestable, mais il est incapable de dire pourquoi. Les petits marquis du Misanthrope, tout occupés de leurs rubans, de leurs fortunes et de leurs entrées à la Cour, ont une certaine grâce bien vaine et un esprit insupportable de suffisance. C’est pour cela que Célimène les renvoie dos à dos. Dans Le Misanthrope, Oronte figure l’homme de Cour qui veut être poète sans apprendre le métier et qui prétend imposer ses jugements par le seul prestige de sa "qualité". Il mérite que l’honnête Alceste préfère à son sonnet aussi prétentieux que niais, une vieille chanson populaire.
Les honnêtes gens
Mais il y a aussi les partis des «honnêtes gens». Face au marquis, dans la Critique de l’Ecole des Femmes, Uranie et Dorante, intelligentes sans aucune prétention, prononcent toujours les décisions les plus justes. Dans Le Misanthrope, Philinte est sérieux et discret e mesuré en tout. Célimème tout en étant femme de monde et très coquette, n’est pas ridicule. Les hobereaux de province, avec leurs préjugés stupides et leur grotesque vanité se trouvent représenté par M. De Pourcegnac et la comtesse d’Escarbagnac.
Bourgeoisie et nouveaux riches
Le bon sens, la raison pratique, l’honnêteté ce sont des qualités qui constituent l’apanage des bourgeois des pièces de Molière. Quand ils sont possédés par le vice, ils deviennent particulièrement odieux: ce vice est surtout l’avarice. Par ailleurs, ils ont aussi beaucoup de naïveté ridicule quand une passion les tient.
Les bourgeois de fraîche date, anciens marchand enrichis, se laissent prendre par la passion nobiliaire et ne songent plus qu’à singer les aristocrates. Ce nouveaux riches, caractérisés sus les traits de M. Jourdain, étaient nombreux au temps de Molière, soit anciens négociants, sout partisans ou «fermiers généraux» qui, une fois fortune faite, acquéraient la noblesse de robe, en achetant une charge ou bien ils prenaient un titre en se faisant céder une terre par un quelque grand seigneur ruiné. Le Bourgeois gentilhomme, en qualité de satire contemporaine, se voit confirmé par Les caractères de La Bruyère. Molière a eu l’habilité de dramatiser; sa peinture et en même temps, de lui donner toute sa portée, en montrant les ravages produits par M. Jourdain chez le siens; en effet, sa femme en est réduite à défendre ses droits et à lutter pour le bonheur menacé de leur file. Elle est simple et laborieuse et elle a la fierté de sa classe.
Poètes et érudits
Une classe intermédiaire est celle des poètes et des érudits. Les uns, qui appartiennent à la noblesse, sont amateurs oisifs et frivoles, tel Oronte; les autres pauvres roturiers, s’insinuent dans les riches familles bourgeoises ou ils rêvent de se faire introduire à la Cour.
A cette catégorie appartiennent les médecins. Molière leur avait déclaré la guerre et il ne se contentait pas de suivre à leur égard la tradition gauloise de la farce. On dit qu’étant fort malade, il gardait rancune aux médecins de ne l’avoir point guéri ni même soulagé. La véritable raison c’est qu’à l’époque, les médecins étaient aussi ignorants que pédants, ils étaient férus du système d’autorité dogmatique et livresque, dédaigneux de l’expérience, lui paraissaient des Tartuffes du savoir. Leur accoutrement était ridicule. Le grotesque des cérémonies instituées par la Faculté pour recevoir les nouveaux docteurs est décrite, à peine exagérée, dans Le Malade imaginaire.
Aux médecins, s’ajoutent les apothicaires, les marchands de draps, les gens de loi qui jouent un rôle secondaire.
Domestiques et paysans
Les habitants des villes ou les villageois installés à la ville fournissent les domestiques parmi lesquels certaines servantes délurées, au vert langage, appartiennent aux maisons bourgeoises. D’autres, valets coquins, valets fat ou extravagants, sont pleins d’ambitions et d’ égoïsme.
Les paysans apparaissent sous les espèces de brute cupides et ivrognes dans Don Juan. Dans L’Ecole des femmes, Alain et Georgette sont des domestiques lourdauds et finauds à la fois, obséquieux et faux : ils arrivent directement de la ferme. Avec La Fontaine et Cyrano de Bergerac, Molière est le seul écrivain du XVII siècle a peindre des paysans de leur temps, d’une façon très réelle.
Domande da interrogazione
- Quelle est la diversité des genres comiques dans l'œuvre de Molière?
- Comment Molière représente-t-il la société du XVIIe siècle dans ses pièces?
- Quel rôle jouent les bourgeois et les nouveaux riches dans les comédies de Molière?
- Quelle critique Molière adresse-t-il aux médecins et érudits de son temps?
- Comment Molière représente-t-il les domestiques et paysans dans ses œuvres?
L'œuvre de Molière couvre toutes les gammes du comique, allant de la farce à la comédie de mœurs et de caractère, avec des pièces comme "L'Etourdi" et "Le Dépit amoureux" qui illustrent cette diversité.
Molière dépeint la société du XVIIe siècle en montrant les nobles, la bourgeoisie, et le peuple avec leurs qualités et défauts, offrant un tableau documentaire de son époque, notamment à travers des personnages comme les marquis et les honnêtes gens.
Les bourgeois sont souvent dépeints avec bon sens et honnêteté, mais deviennent ridicules sous l'emprise de la passion ou du vice, comme l'avarice. Les nouveaux riches, tels que M. Jourdain, sont ridiculisés pour leur désir d'imiter les aristocrates.
Molière critique les médecins et érudits pour leur ignorance et pédanterie, les comparant à des Tartuffes du savoir, et ridiculise leurs pratiques dans des pièces comme "Le Malade imaginaire".
Les domestiques et paysans sont souvent dépeints de manière réaliste, avec des servantes délurées et des valets ambitieux, tandis que les paysans apparaissent comme des brutes cupides, illustrant la diversité sociale de l'époque.