Concetti Chiave

  • Jean de La Bruyère, ayant vécu au XVII siècle, a mené une vie solitaire, observant les hommes grâce à sa position de trésorier et précepteur.
  • Son œuvre, Les Caractères, publiée en 1688, allie précision psychologique à une critique des mœurs contemporaines, dévoilant les vanités et futilités de la société.
  • En tant que moraliste chrétien, La Bruyère critique vivement la société, dénonçant la corruption, la misère du peuple et l'injustice sociale.
  • Il exprime des idées révolutionnaires sur l'inégalité sociale, questionnant la supériorité des grands et louant les qualités du peuple.
  • La Bruyère établit un parallèle entre Corneille et Racine, affirmant que Corneille montre les hommes tels qu'ils devraient être, tandis que Racine les décrit tels qu'ils sont.

La vie de Jean de La Bruyère

Jean de La Bruyère a vécu dans la seconde moitié du XVII siècle. Reçu avocat au Parlement de Paris, il achète un office de trésorier des finances, ce qui lui permet de mener une vie solitaire et en toute tranquillité, condition idéale pour pouvoir observer les hommes. A 40 ans, il entre dans la maison de Condé en tant que précepteur. A la mort du Grand Condé il reste au château de Chantilly afin de continuer à étudier la cour et la ville.

Les Caractères et la société

En 1688, il fait paraître son chef-d’œuvre, Les Caractères, qui lui assurent un succès immédiat et retentissant.. Dans Les Caractères, La Bruyère à la précision psychologique bien connue des écrivains classiques, ajoute un tableau des mœurs contemporaine : il connaît les vanités, les mensonges, les égoïsmes, les futilités et la coquetterie féminine. Il ne se contente pas de décrire les aspects amusants de tout cela pour attirer la curiosité de ses lecteurs.

Critique sociale et morale

En tant que moraliste chrétien, il connaît les faiblesses humaines et cherche à les corriger. C’est surtout l’examen critique de la société qui lui paraît nécessaire et qui reste la partie la plus intéressante de l’ouvrage. Il est indigné de la dégradation de cette société, ressentie aussi par les écrivains soucieux de justice comme Fénelon ou Vauban. Il décrit l’envers d’une monarchie prestigieuse, la bassesse des courtisans, la vilenie des financiers parvenus, la puissance corruptrice de l’argent, la misère du peuple, l’humiliation des pauvres et les abus judiciaires. A ce propos, il manifeste des idées tout à fait révolutionnaires quand il écrit qu’il ya des hommes qui manquent même des aliments e d’autres qui avalent en un seul morceau la nourriture de cent familles ; il se demande si les grands sont des êtres supérieurs et il répond que non et que, au contraire, ils ne possèdent pas les excellentes qualités du peuple. Par rapport à la critique du XVIII il y a une seule différence : La Bruyère épargne les institutions et la monarchie.

Parallèle entre Corneille et Racine

A souligner le célèbre parallèle exprimé par l’auteur à propos de corneille et de Racine qui se conclue par une définition très juste et inoubliable : « Corneille peint les hommes comme il devraient être et Racine les peint tels qu’ils sont ».

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Domande da interrogazione

  1. Quelle est la contribution principale de Jean de La Bruyère à la littérature avec son œuvre "Les Caractères"?
  2. Jean de La Bruyère a apporté une contribution majeure à la littérature avec "Les Caractères" en 1688, en combinant une précision psychologique classique avec une critique des mœurs contemporaines, exposant les vanités et les égoïsmes de la société de son temps.

Domande e risposte

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