Stendhal
1. Pourquoi Stendhal aimait-il si intensément l’Italie et quels romans ont comme décor l’Italie ?
Stendhal a beaucoup aimé l’Italie ; il a aimé surtout l’Italie du XVIe siècle et celle des « carbonari », qui sont des exemples d’énergie.
Il aime l’Italie pour les paysages, les beautés artistiques, les villes, les habitants, qu’il ne cesse d’opposer aux Français, [toujours guidés par Napoléon, pendant la campagne d’Italie, à laquelle Stendhal participe].
C’est ainsi qu’il forge un mythe romantique : l’Italien, individualiste, anarchiste, rebelle par nature, se réfugie, lorsqu’il est opprimé par un gouvernement autoritaire, dans l’amour et les arts, parfaitement adaptés à son tempérament génial et passionné.
Le roman qui célèbre la richesse culturelle de l’Italie, que Stendhal affectionne, est « Rome, Naples et Florence », une sorte de journal qui parle surtout de Milan, ville où Stendhal vivra pendant beaucoup d’années.
2. Quelle est la personnalité de Stendhal ?
3. Quelle est la signification du titre « Le Rouge et le Noir » ? Présentez le roman. Quel est son intérêt littéraire ?
Le Rouge et le Noir est un titre significatif qui résume les étapes de la remontée sociale de Julien : ambitieux et désireux de revanche, il doit choisir entre le rouge de la carrière militaire et le noir de la carrière ecclésiastique.
Donc, Le Rouge et le Noir est l’histoire de Julien Sorel, jeune et ambitieux fils d’un charpentier qui aspire à une remontée sociale. La fin de l’Empire napoléonien lui exclut la carrière militaire, et donc Julien est obligé d’entreprendre une carrière ecclésiastique pour satisfaire son ambition.
Quand il est précepteur chez la famille de Rênal, il séduit Mme de Rênal. L’arrivée de lettres anonymes oblige Julien à partir pour entrer dans le séminaire de Besançon, où il conquiert la confiance du Marquis de la Mole.
À Paris, il entretient une liaison avec Mathilde, fille du Marquis, qui reste enceinte. La famille de la Mole organise le mariage, mais Mme de Rênal envoie une lettre au Marquis en lui révélant sa relation avec Julien. Donc, Julien vient emprisonné et exécuté.
Le Rouge et le Noir est un roman d’étude psychologique.
Stendhal
Stendhal aimait intensément l’Italie
Stendhal a beaucoup aimé l’Italie ; il a aimé surtout l’Italie du XVIe siècle et celle des « carbonari », qui sont des exemples d’énergie. Il aime l’Italie pour les paysages, les beautés artistiques, les villes, les habitants. C’est ainsi qu’il forge un mythe romantique : l’Italien, individualiste, anarchiste, rebelle par nature, se réfugie, lorsqu’il est opprimé par un gouvernement autoritaire, dans l’amour et les arts, parfaitement adaptés à son tempérament génial et passionné.
Le roman qui célèbre la richesse culturelle de l’Italie, que Stendhal affectionne, est « Rome, Naples et Florence », une sorte de journal qui parle surtout de Milan, ville où Stendhal vécut pendant de nombreuses années.
La signification du titre « Le Rouge et le Noir » et son intérêt littéraire
Le Rouge et le Noir est un titre significatif qui résume les étapes de la remontée sociale de Julien : ambitieux et désireux de revanche, il doit choisir entre le rouge de la carrière militaire et le noir de la carrière ecclésiastique.
Donc, Le Rouge et le Noir est l’histoire de Julien Sorel, jeune et ambitieux fils d’un charpentier qui aspire à une remontée sociale. La fin de l’Empire napoléonien lui exclut la carrière militaire, et donc Julien est obligé d’entreprendre une carrière ecclésiastique pour satisfaire son ambition. Quand il est précepteur chez la famille de Rênal, il séduit Mme de Rênal. L’arrivée de lettres anonymes oblige Julien à partir pour entrer dans le séminaire de Besançon, où il conquiert la confiance du Marquis de la Mole. À Paris, il entretient une liaison avec Mathilde, fille du Marquis, qui reste enceinte. La famille de la Mole organise le mariage, mais Mme de Rênal envoie une lettre au Marquis en lui révélant sa relation avec Julien. Donc, Julien vient emprisonné et exécuté.
Le Rouge et le Noir est un roman d’étude psychologique. Dans son ascension sociale, Julien découvre les différentes couches de la société du XIXe siècle ; il est une sorte d’explorateur critique de la société.
L’intention du romancier est de donner, à travers ses œuvres, une représentation authentique de la société : comme un miroir réfléchit fidèlement les images, le roman doit donner le reflet authentique de la société de 1830, dans toutes ses classes sociales, que Stendhal critique fortement en tant qu’expression de la vulgarité de l’intérêt pour l’argent et du mépris pour la mesquinerie des classes dominantes.
Les caractéristiques des héros stendhaliens
Julien est le héros du roman Le Rouge et le Noir ; Fabrice, celui de La Chartreuse de Parme. Tous les deux ont plus ou moins les mêmes caractéristiques : ils sont jeunes et sortent de l’adolescence, ils sont très beaux, ce qui va être une arme pour séduire les différentes femmes qu’ils vont croiser.
Les origines sociales des deux personnages sont différentes, mais vont finalement produire plus ou moins les mêmes effets : le héros stendhalien est victime de cruels dilemmes, comme choisir entre l’armée ou l’Église, la femme mûre et intelligente ou la femme innocente et pure ; donc, le héros de Stendhal ne trouve pas sa place dans le monde, et il représente l’illusion d’une génération entière, dégoûtée par l’ennui et l’hypocrisie qui dominent la société.
Aussi, à travers ses héros, Stendhal exprime une nouvelle conception de vie, le beylisme, un mélange d’égotisme, de chasse au bonheur, [un art de vivre caractérisé par une recherche continuelle finalisée à la réussite personnelle], de désir de grandeur et de valeurs comme l’énergie, la passion et la sincérité.
La théorie stendhalienne de l’amour
Selon Stendhal, la France est la patrie de l’argent et de l’intérêt ; au contraire, l’Italie est celle de l’amour.
Stendhal rédige un traité théorique « De l’amour », où il étudie le sentiment en tant que structure et il analyse les comportements amoureux. Il examine la naissance de l’amour, et il distingue quatre types d’amour : l’amour-passion, l’amour-goût, l’amour physique et l’amour de vanité.
Aussi, Stendhal analyse le thème de la cristallisation amoureuse, qui consiste à parer celui qu’on aime de toutes les qualités, si bien qu’on l’embellit par l’imagination, de même que dans une mine de diamants, les cristaux se fixent les uns aux autres et créent un objet toujours plus beau : les dépôts cristallins sont donc devenus diamants.
Stendhal : un romancier romantique ou réaliste ?
Stendhal abandonne le roman romantique et, s’inspirant des faits vrais, il aspire à décrire la société telle qu’elle est, avec une attention particulière pour les aspects psychologiques de ses personnages.
En adoptant la technique du Réalisme subjectif, toujours présent dans la narration, caché derrière le point de vue des personnages, il veut donner une représentation authentique de la société : le roman doit donner le reflet authentique de la société, dans toutes ses classes sociales, que Stendhal critique fortement en tant qu’expression de la vulgarité de l’intérêt pour l’argent et du mépris pour la mesquinerie des classes dominantes.
Mais la production stendhalienne est donc à mi-chemin entre le Romantisme et le Réalisme, parce que les thèmes de ses œuvres sont plutôt romantiques.