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Lez. 1 – 08/03

Selon de Saussure (cours de linguistique générale)

L’objet de la linguistique est la langue (comme système de signes et de règles Structuralisme), le linguiste doit expliquer son fonctionnement.

Phonétique

Science qui étudie la production et la perception des sons dans un point de vue physique. Les sons sont provoqués par les organes de phonation, ils se propagent à travers un moyen (air), et sont perçus par l’appareil auditif (oreilles). Quand le son a une fonction précise, on l’appelle phonème (unité minimale distinctive non douée de sens, entité abstraite qui fait changer la signification des mots).

Phonologie

Science qui étudie les phonèmes (la valeur significative des sons). La phonologie permet d’étudier les traits distinctifs de chaque langue.

Ex. Les yeux bleus /lez-jØ blØ/ Le cieux bleus /le sjØ blØ/ (changement de signification – 2 phonèmes).

Morphologie

Science qui étudie les formes physiques des mots (signifiants) leur formation (dérivation, composition), leurs variations. Les mots se modifient en fonction du sens : les affixes (suffixes et préfixes) et les désinences verbales qui modifient le sens d’un mot sont appelés morphèmes.

Ex. Désir- (radical [radice]) -> Désirer, désirable, indésirable…

Selon Saussure

Le mot est un signe linguistique, qui se compose d’un signifiant (image phonétique ou graphique) et d’un signifié (contenu sémantique), ils sont indissolubles (ne peuvent pas être séparés).

Selon Martinet

Le langage possède une double articulation :

  • 1 : succession des mots dans la phrase
  • 2 : succession des phonèmes dans le mot

Syntaxe

Science qui étudie les règles qui composent l’ordre et les relations des mots pour élaborer le sens de la phrase. La syntaxe différencie plusieurs typologies des langues :

  • Isolantes (chinois) : la flexion des mots est absente (pas de masculin, pluriel…), on utilise des mots supplémentaires pour faire entendre le pluriel.
  • Flexionnelles (latin) : les mots sont formés d’une racine + des morphèmes supplémentaires. La flexion est l’ensemble des formes d’un même mot (paradigme). Le paradigme indique un ou plusieurs traits grammaticaux.
  • Agglutinants (japonais) : les morphèmes sont différentiables phonétiquement, ils sont liés avec affixes.
  • Fusionnelles (allemand, langues romanes) : n’est pas possible distinguer la racine des morphèmes.
  • A flexion interne (arabe) : les modifications morphologiques se produisent à travers la modification de la racine.

Sémantique

Science qui étudie et décrit les significations des mots et phrases et l’organisation théorique d’une langue (Essai de Sémantique, M. Breal).

(Relation Signes – Phrases) Équivalence sémantique syntaxique : même signification, grammaire différente.

  • Ex. Le chat mange le souris - Le souris est mangé par le chat

Équivalence sémantique lexicale : même signification, mots différents.

  • Ex. Elle a réprimandé son enfant - Elle s’est fâchée contre son enfant

Pragmatique

Partie de la sémantique qui traite le rapport entre les signes et leurs usagers (selon C. Morris). La pragmatique étudie donc la relation entre les signes et leurs utilisateurs.

(Relation Signes – Utilisateurs) Pragmatique et contexte : ce n’est pas possible de comprendre la phrase si le contexte est inconnu.

  • Ex. Il pleut pourrait comprendre : Il faut retirer le linge, Nous ne pouvons pas promener, Pierre est triste…

Les branches de la linguistique : Analyse textuelle, analyse du discours, argumentation, sociolinguistique, terminologie, lexicographie, langues spécialisées, traductologie…

Lez. 2 – 09/03

Phonétique, phonologie

Le schéma de la communication

Émetteur (personne qui parle) Message Destinataire Signifié Signifié (idée) (reconstruction de l’idée) Signifiant Signifiant (symbole acoustique ou graphique) (réception du son ou des lettres).

Phonologie

Étudie les sons dans leur distinctivité phonèmes  PAIR MINIMALES : paire de mots qui diffèrent d’un seul phonème Raboteur – Saboteur.

TEST DE COMMUTATION (comme distinguer les phonèmes) : si le remplacement d’un phonème avec un autre produit un mot de signification différente, alors on a un phonème.

  • Ex. Sing [siŋ] - Sin [sin] Deux significations, donc deux phonèmes différents

Allophone

Variante [variations] d’un même phonème.

  • Ex. Rat [ra] [ʁa] [ɹa]

Archiphonème

Phonème qui peut être réalisé avec différents allophones.

  • Ex. [r] peut être réalisé aussi avec [ʁ] ou [ɹ]

Son

Variation de la pression atmosphérique sous forme de vibration enregistrée par l’appareil auditif. La pression crée une vibration cyclique, qui fait vibrer aussi la membrane du tympan.

Le son se caractérise selon :

  • Fréquence, qui dépend des vibrations/seconde, on détermine la hauteur du son, Grave et Aigu (grave : 20 vibrations au seconde min, aigu : 20.000 vibrations/seconde max)
  • Ampleur de l’onde sonore, qui détermine le volume en changeant l’intensité du son (de 1 à 120/140 décibels). Hauteur et volume sont donc indépendants l’une de l’autre.
  • Durée du son, qui n’équivaut à la durée de la production, mais au mouvement des ondes sonores (écho)
  • Timbre, qui permet de distinguer les différents sons, même s’ils ont la même fréquence, ampleur et durée. Le timbre attribue la spécificité aux sons.

Lez. 3 – 11/03

L’alphabet phonétique international (API)

Est un mode de transcription qui décrit les sons qui ont une valeur de phonèmes, les sons pertinents dans le système linguistique.

Français (phonèmes) : 16 voyelles, 18 consonnes, 3 semi-voyelles

https://www.french.hku.hk/copy-of-french-starters [per esercitarsi e sentire la pronuncia]

Voyelles

  • [ɑ] pas, âme, château, bas (corta, in disuso)
  • [ø] eux, chanteuse, mieux, hereux
  • [a] ami, là, femme, récemment (lunga)
  • [ə] demain, dessus, faisons, monsieur
  • [e] aller, nez, fatigué, j’ai
  • [ã] an, étudiant, écran, temps
  • [ɛ] scène, forêt, Noël, neige
  • [ɛ̃] vin, loin, sympa, bien Nasales
  • [œ] heure, jeune, bœuf, œil (sill chiuse da f, j, v)
  • [œ̃] un, lundi, parfum, chacun
  • [i] lire, Yves, dîner, naïf
  • [ɔ̃] ton, ombre, honte, rompt
  • [ɔ] donne, porc, alcool, maximum
  • [j] hier, ailleurs, travailler, crayon
  • [o] opéra, dos, diplôme, chaud
  • [ɥ] huit, nuage, lui, muet [ui]Semi-Voyelles
  • [u] oublier, où, goût, bijou
  • [w] oui, jouer, moins, weekend
  • [y] une, fumer, sûr, aigu [iu]

Consonnes

  • [p] pain, pont
  • [f] photo, chef
  • [k] accord, quai
  • [ʃ] chat, touche
  • [b] bain, brochure
  • [v] avion, verre
  • [d] droit, addition
  • [z] poison, gaz
  • [g] gare, bague
  • [ʒ] bijoux, nager
  • [m] mère, femme
  • [l] long, aller
  • [n] nom, automne
  • [ʁ] riz, France
  • [ɲ] signe, montagne
  • [t] attendre, beauté
  • [ŋ] shopping, Hong Kong
  • [s] science, respect

Lez. 4 – 15/03

Appareil articulatoire et son organisation

Il est divisé en 3 parties :

  • Poumons et trachée : Les poumons s’élargissent en aspirant l’air et produisent un flux en le poussant vers la trachée. La trachée pousse l’air vers la cavité buccale. Ces passages n’influent pas sur le son.
  • Larynx (ou glotte) : l’arrivée de l’air dans le larynx le fait vibrer. Le timbre et le ton varient selon l’épaisseur et l’élasticité du larynx. Elle est un cartilage qui contient les cordes vocales. Les cordes vocales vibrent, s’unissent en créant une occlusion et puis reviennent à leur position initiale. Ce mouvement est produit 200/300 fois/seconde : plus les cordes vibrent, plus le son est aigu.
  • Cavité buccale : elle est subdivisée en 4 parties : fosse nasale, cavités labiales, cavité orale, pharynx. Volume, hauteur, et durée sont éléments fixes pour un individu. Ce qui varie c’est la forme de la caisse de résonance qui donne le timbre. Les phonèmes sont donc des différences de timbre. Le système d’opposition phonétique se fonde sur des oppositions du timbre. Ce système est dit segmental. [cambio di parole nella frase]

Au contraire, volume, hauteur, durée font partie du système suprasegmental. [cambio di intonazione]

Consonnes, voyelles, semi-voyelles

Consonnes

Elles sont définies de manière plus précise que les voyelles.

  • Mode d’articulation :
    • Sourd : les cordes ne vibrent pas Sonore : les cordes vibrent
    • Nasale : prononciation nasale Non nasale :
    • Occlusif : passage de l’air obstrué Fricatif : passage non obstrué, peut être prolongé
    • Latéral : l’air est évacué à côté de la langue Médial : air évacué à travers un canal au milieu de la langue
    • Vibrant : ce sont les différents types de R Lieu d’articulation :
  • Lieu d’articulation :
    • Bilabiales : les lèvres se touchent [p] [b] [m]
    • Labio-dentale : les lèvres touchent les dents [f] [v]
    • Apico-dentales : la pointe de la langue contre les dents [t] [d] [n]
    • Apico-alvéolaires : la pointe de la langue touche les alvéoles [r] [l]
    • Prépalatale : [ʃ] [ʒ]
    • Médio-dorso palatale : [ɲ]
    • Dorso vélaire : la partie dorsale de la langue s’appuie sur le voile palatal [k] [g] [ŋ]
    • Dorso uvulaire : [ʁ]

Voyelles

Le timbre de la voyelle se définit par son point ou lieu d’articulation.

  • Position Antérieure Postérieure 
    • Labialité Écartée Arrondie Écartée Arrondie 
  • Aperture ↓
    • Très Fermée i y u Fermée e ø o ɔ Moyenne ə Ouverte ɛ ɛ̃ œ œ̃ ɔ Très Ouverte a ɑ ã

Semi-voyelles

  • [j] très fermée, médio palatale, antérieure, écartée
  • [ɥ] très fermée, labial, antérieure, arrondie
  • [w] très fermée, labial, postérieure, arrondie

Lez. 5 – 16/03

Structure syllabique

La subdivision en syllabes permet d’étudier les phénomènes. Règles pour la subdivision :

  • Pour avoir une syllabe on doit avoir au moins une voyelle prononcée.
  • [i], [y], [u], se lient à la voyelle qui suit, en ne devenant pas une syllabe supplémentaire pied [pje]
  • Une consonne entre deux voyelles se lie à la voyelle qui suit décider [de-si-de]
  • Les consonnes doubles représentent une seule consonne prononcée arrivé [a-ʁi-ve]
  • Les consonnes R et L ne se séparent pas de la consonne qui précède patrie [pa-tʁi]
  • Deux consonnes différentes se séparent toujours festivité [fes-ti-vi-te]
  • Si une syllabe se termine par une consonne prononcée on l’appelle fermée [chiusa]
  • Si une syllabe se termine par une voyelle prononcée on l’appelle ouverte, car le passage de l’air est ouvert

Allophonie

Différentes prononciations d’un son. L’allophonie peut être :

  • Combinatoire : variation d’un son selon le contexte dans lequel il est placé. Le son qui est prononcé à l’intérieur d’une chaîne phonétique provoque des influences entre les sons voisins (assimilation)
  • Anticipation : le son qui suit influence le son qui précède Je parie -> [ʃə paʁi] -> [ʒə paʁi]
  • Entraînement : le son qui précède influence le son qui suit Cheval -> [ʃval] -> [ʃfal]
  • Régionale : les variantes influencées par la région sont appelées régiolectes. Ces variantes dépendent des substrats différents auxquels le latin s’est superposé (la Lombardie a un substrat celtique : casœla)
  • Sociale : les variantes influencées par la couche sociale [stratification sociale] sont appelées sociolecte et pouvant influencer la manière de prononcer et parler (langue populaire, anglais d’Oxford)
  • Individuelle : les variantes personnelles sont appelées idiolecte, et dépendent de la conformation des organes de phonation
  • Fortuite : variations de prononciation inexplicables causées par l’évolution de la langue (azzimo ≠ impazzire)

Les fondements phonétiques (et par conséquence les allophones) sont arbitraires : n’est pas possible comment certaines langues choisissent certains sons et comment autres langues choisissent autres sons. Les différences géographiques sont plus importantes que les différences culturelles.

Lez. 6 – 18/03

Coarticulation

Dans la parole [parlato], les sons ne sont pas articulés séparément. Chaque s’enchaîne avec celui qui le précède et avec celui qui suit.

Assimilation

Modification phonétique subie par un son en contact d’un son voisin, qui tend à réduire les différences entre les deux, consiste en l’acquisition d’une ou plusieurs caractéristiques propres au son voisin.

L’assimilation des consonnes

La loi du plus fort (la plus forte assimile la plus faible)

Force par nature

  • Les occlusives sont plus fortes que les fricatives [p, t, k, b, d, g] > [f, s, ʃ, v, z, ʒ, l, ʁ]
  • Les sourdes sont plus fortes que les sonores [p, t, k, f, ʃ, s] > [b, d, g , v, z, ʒ, n, m]

Force par position

  • Si deux consonnes se trouvent dans la même syllabe on applique la force par nature
    • Ex. Cheval [ʃfal] [e] tombe, [ʃ] assimile [v] en devenant [f]
  • Exception : sonore + L / R prononcé, sourde + L/R désonorisé (prix [pʁi])
  • Si deux consonnes se trouvent dans deux syllabes différentes, la première consonne est forte et assimile la deuxième
    • Ex. Absent ab-sent [apsã]

Assimilations consonantiques

Comment les traits articulatoires changent après l’assimilation :

Première typologie
  • La consonne assimilée change le mode d’articulation :
  • De voisement : une consonne sonore assimile une sourde anecdote [anɛgdɔt]
  • De dévoisement : une consonne sourde assimile une sonore absent [apsã]
  • De nasalisation : transmette la nasalité à une consonne orale maint(e)nant [mɛ̃nã]
Deuxième typologie
  • Concerne la position de l’assimilée par rapport à l’assimilante :
  • Régressive : le son qui suit influence le son qui précède méd(e)cin [mɛtsɛ̃]
  • Progressive : le son qui précède influence le son qui suit ch(e)val [ʃfal]
  • Retro-progressive : la consonne du milieu influence celle avant et celle après chartre [ʃaʁtʁ]
Troisième typologie
  • Concerne le degré d’assimilation :
  • Totale : la consonne perd tous les traits distinctifs absent [apsã]
  • Partielle : le trait se manifeste quand on parle lentement méd(e)cin [mɛdsɛ̃]

Assimilation vocalique

Harmonisation : [ɛ] dans une syllabe ouverte qui termine par une voyelle prononcée, devient [e].

  • Ex. Aime [ɛm] aimé [eme]

Lez. 7 – 23/03

Chaque langue prononce les sons des manières différentes et avec modalités différentes. En français il y a trois modes phonétiques :

Mode tendu

Il y a une dépense [spesa] d’énergie pour tendre les muscles de la phonation. On a la sobriété de la mimique et la stabilité du timbre, causée par :

  • L’absence de diphtongues C’est chaud [sɛ ʃo]
  • Moins d’affrications des consonnes Tu tires [ty tiʁ] et paso [tsy tsiʁ]
  • Moins de glissements dans l’intonation : l’intonation reste plate
  • Moins d’inégalité syllabique : les syllabes ont la même énergie

Mode antérieur

Ce mode porte les lieux d’articulation et le centre des cavités vers l’avant de la bouche (langue pointue, sur la pointe de la bouche et des lèvres : labialisation). Donc, on fait des remarques :

  • Toutes les consonnes où la pointe de la langue entre en jeu sont plus antérieures qu’en anglais (les apico-dentales françaises sont les apico-alvéolaires anglaises) Cette (FR) et pas Set (EN)
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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/04 Lingua e traduzione - lingua francese

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher Lin.daa di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Lingua francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Università degli Studi di Modena e Reggio Emilia o del prof Preite Chiara.
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