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Jean Giono: sa vie et ses ɶuvres

Né à Manosque, en Haute-Provence en 1895, Giono n’a jamais quitté sa terre, qui a toujours constitué la source de son inspiration littéraire. Sa carrière artistique se divise en deux périodes: la première correspond à l’entre deux guerres qui la parution des ses romans les plus connus tels que «Un de Baumugnes», «Colline», «Regain», «Que ma joie demeure», la deuxième va de la fin de la Seconde guerre mondiale à sa mort, en 1970, pendant laquelle il écrit «Un Roi sans divertissement», «Le Hussard sur le toit» et «Angelo». Entre ces deux périodes il est emprisonnée deux fois: d’abord pour ses campagnes pacifistes et antimilitaristes et ensuite pour sa sympathie envers le régime de Vichy.

Son inspiration aussi subit une évolution.
Au début il s’inspire de sa terre natale dans le but de chanter l’âme populaire de la Provence. L’attachement à cette région est tellement fort que certains critiques l’ont appelé «gionisme». Pour cela, les trois romans «Un de Baumugnes», «Colline», «Regain» constituent la trilogie provençale, dite aussi trilogie de Pan, du nom du dieux des troupeaux et des bergers où l’on retrouve aussi la nostalgie pour une civilisation différente, caractérisée par une unité profonde entre l’homme et la terre.
Pendant le bouleversement causé par Seconde guerre mondiale, Giono se tourne vers un autre thème: le message qui prêche et préconise le retour à la terre, ce qui est le seul moyen pour que notre civilisation puisse se sauver.
Après 1945, il tourne ses intérêts vers le roman historique, en prenant comme modèle Stendhal. En effet, Angelo Pardi, le protagoniste du roman «Le Hussard sur le toit» nous fait penser à Fabrice del Dongo, le héros de «La Chartreuse de Parme».

On ne peut pas classer Giono dans un des courants littéraires du XX siècle. En affirmant avec force l’appartenance à sa terre, il se place parmi ceux qui s’opposent à la centralisation culturelle, ayant ses racines dans l’absolutise du XIV siècle. En cela il a eu deux prédécesseurs illustres: le poète Frédéric Mistral et Alphonse Daudet, dont «Les lettres de mon moulin» constituent encore de nos jours un symbole très significatif de la Provence. Il faut rappeler aussi qu’il était l’ami de Marcel Pagnol, un écrivain provençal et cinéaste, qui a porté à l’écran plusieurs ɶuvres de Giono.

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