shineonmehoran
shineonmehoran - Sapiens - 314 Punti
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Un souvenir qui me fait frémir encore et rire tout à la fois, est celui d'une chasse aux pommes qui me coûta cher. Ces pommes étaient au fond d'une dépense qui, par une jalousie élevée recevait du jour de la cuisine. Un jour que j'étais seul dans la maison, je montai sur la maie pour regarder dans le jardin des Hespérides ce précieux fruit dont je ne pouvais approcher. J'allai chercher la broche pour voir si elle pourrait y atteindre : elle était trop courte. Je l'allongeai par une autre petite broche qui servait pour le menu gibier ; car mon maître aimait la chasse. Je piquai plusieurs fois sans succès ; enfin je sentis avec transport que j'amenais une pomme. Je tirai très doucement: déjà la pomme touchait à la jalousie : j'étais prêt à la saisir. Qui dira ma douleur ? La pomme était trop grosse, elle ne put passer par le trou. Que d'inventions ne mis-je point en usage pour la tirer !Il fallut trouver des supports pour tenir la broche en état, un couteau assez long pour fendre la pomme, une latte pour la soutenir. A force d'adresse et de temps je parvins à la partager, espérant tirer ensuite les pièces l'une après l'autre ; mais à peine furent-elles séparées, qu'elles tombèrent toutes deux dans la dépense. Lecteur pitoyable, partagez mon affliction.
Je ne perdis point courage ; mais j'avais perdu beaucoup de temps. Je craignais d'être surpris ; je renvoie au lendemain une tentative plus heureuse, et je me remets à l'ouvrage tout aussi tranquillement que si je n'avais rien fait, sans songer aux deux témoins indiscrets qui déposaient contre moi dans la dépense.Le lendemain, retrouvant l'occasion belle, je tente un nouvel essai. Je monte sur mes tréteaux, j'allonge la broche, je l'ajuste ; j'étais prêt à piquer... Malheureusement le dragon ne dormait pas ; tout à coup la porte de la dépense s'ouvre: mon maître en sort, croise les bras, me regarde et me dit : Courage ! ... La plume me tombe des mains.
Bientôt, à force d'essuyer de mauvais traitements, j'y devins moins sensible ; ils me parurent enfin une sorte de compensation du vol, qui me mettait en droit de le continuer.

1.Quelles sont les deux parties du texte?
2.La rapidité du récit. Etudiez les verbes d'action,présent de narration,les types de phrases.
3.Le suspence.Faites la liste des probèmes rencontrès et des astuces pour les résoudre.Montrez que la suite n'est pas souvent celle attendue et que Rousseau s'amuse à faire des pauses dans son récit.
4.Rousseau exagère. Relevez les hyperboles,les comparaisons (avec le procès,la chasse ou la métaphore filée des pommes du Jardin des Hespérides).Que parodie-t-il?
5.Montrez la distanciation de l'auteur,amusé,face,à l'enfant qu'il était.
6.à quelles symboliques renvoie la pomme?
7.Quand le récit devient-il plus dramatique? Au souvenir de quoi la plume lui tombe-t-elle des mains?
8.Quelle justification morale Rousseau apporte-t-il à ses vols? Qui est responsable?


GRAZIE IN ANTICIPO :hi

Questa risposta è stata cambiata da gio_1984 (25-10-14 20:21, 2 anni 11 mesi )
melody_gio
melody_gio - Tutor - 33032 Punti
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2 - Je montai sur la maie pour regarder dans le jardin des Hespérides ce précieux fruit dont je ne pouvais approcher: le verbe est monter et rend l'idée de mouvement. En italien signifie "salire" et ces phrases sont une phrase simple et une phrase relative.

Je l'allongeai par une autre petite broche": le verbe est allonger et signifie "allungare"; ce verbe est de mouvement et la phrase est une phrase simple.

Je tirai très doucement: déjà la pomme touchait à la jalousie: j'étais prêt à la saisir: le verbe est tirer et est un verbe qui, dans la phrase, signifie tirer quelque chose et la phrase est une phrase simple.

...qu'elles tombèrent toutes deux dans la dépense. Le verbe signifie cadere et la phrase est une phrase relative.

Je monte sur mes tréteaux, j'allonge la broche, je l'ajuste ; j'étais prêt à piquer. Les phrases sont simples.

Les verbes d'action comme "allongeais, tirais, menais" et les actions successives, provoquent un rythme soutenu. Le récit commence avec le temps passé et continue au présent de narration. Ce changement de rythme coïncide avec une accélération, mais parallèlement, l'auteur retarde l'action.

3- La liste des problèmes rencontrès: la broche était trop courte; la pomme était trop grosse, elle ne put passer par le trou; à peine furent-elles séparées, qu'elles tombèrent toutes deux dans la dépense; Malheureusement le dragon ne dormait pas; tout à coup la porte de la dépense s'ouvre: mon maître en sort, croise les bras, me regarde et me dit : Courage ! ... La plume me tombe des mains.

3b- Des astuces pour les résoudre: Je l'allongeai par une autre petite broche qui servait pour le menu gibier; Il fallut trouver des supports pour tenir la broche en état, un couteau assez long pour fendre la pomme, une latte pour la soutenir; Je monte sur mes tréteaux, j'allonge la broche, je l'ajuste ; j'étais prêt à piquer.

3c- Le lecteur pense que le deuxieme tentative ait succès, mais le protagoniste ne reussit pas à prendre la pomme. Rousseau insére des pauses dans son récit, parce-que les actions sont partagés en deux parts.

4 - Dans ce récit il y a des tons burlesque, parce-que le sujet raconté est banal(Comparaison de l'enfant Rousseau à Héraclès). Les hyperboles sont: "Je ne perdis point courage ; mais j’avais perdu beaucoup de temps", "Au lieu de retourner les yeux en arrière et de regarder la punition, je les portais en avant et je regardais la vengeance". Les métaphores sont:
-une métaphore ridicule: (jardin des Hespérides = nymphes);
-La métaphore du dragon.
Explication de la métaphore du Jardin des Hespérides: le maître est assimilé au dragon qui, avec les Hespérides, garde le jardin aux pommes d’or; le maître devient un homme cruel, dangereux.

5- A' force d'essuyer de mauvais traitements, Rousseau devient moins sensible par rapport à quand il était un enfant.

6- La pomme renvoie au symbole chrétien du Mal.

7- Le récit devient plus dramatique quand la dépense s'ouvrait et le maître de l'enfant en sort, croisait les bras, et dit: Courage ! ...

7b- La plume lui tombe-t-elle des main au souvenir de l’image menaçante du dragon (le maître).

8- Rousseau, en tant qu'enfant, adfirme qu'il peut commettre des fautes tant qu'il est battu pour celles-ci. La punition aboutit à un effet pervers, au lieu d'arrêter de voler, il continue et pense qu'il est même autorisé à le faire. Le responsabile de changement du caractère de Rousseau est son maître.

Alla domanda 1 hanno già risposto, questo è il resto!

Ciao,
Giorgia.

Questa risposta è stata cambiata da gio_1984 (26-10-14 01:43, 2 anni 11 mesi )
imano
imano - Erectus - 109 Punti
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1) le texte est divis en deux parts: la premiere ccommence de "un souvenir qui me fait peure..." jusqu'à "...mon afliction" et la deuxieme part c'est tout le reste.

Questa risposta è stata cambiata da gio_1984 (25-10-14 21:52, 2 anni 11 mesi )
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