Concetti Chiave
- Jean-Jacques Rousseau est devenu célèbre grâce à deux œuvres majeures : "Le Discours sur les lettres et les arts" et "Le Discours sur l’inégalité", qui critiquent la civilisation et le progrès.
- Dans "Le Discours sur les lettres et les arts", Rousseau décrit la civilisation comme corruptrice, soulignant comment les arts et les lettres favorisent l'oisiveté, le luxe et la dépravation.
- "Le Discours sur l’inégalité" de Rousseau explore comment l'homme naturel, autrefois sain et innocent, a été conduit à l'inégalité et au despotisme par la propriété et la loi.
- La "Lettre à d'Alembert" critique le théâtre comme un produit artificiel de la civilisation, affirmant qu'il ne corrige pas les mœurs et échoue à influencer moralement le public.
- Rousseau souligne les effets négatifs du théâtre, notant qu'il favorise les passions, glorifie le vice dans les comédies, et incite au luxe et à la dissipation dans la société.
Œuvres célèbres de Rousseau
Deux œuvres ont rendu célèbre Jean-Jacques Rousseau dès le début:
1) Le Discours sur les lettres et les arts
2) Le Discours sur l’inégalité
Ces deux ouvrages décrivent les malheurs de l’homme et concordent avec la Lettre à d’Alembert sur les spectacles pour dénoncer les crimes de la civilisation qui fait le malheur des hommes et s’appliquent a fustiger une société qui vit dans le goût de la vie civilisée et qui entretient le culte du progrès.
Corruption de la civilisation
Le Discours sur les lettres et les arts présente comme force corruptrices la civilisation et ses produits. Il démontre cette thèse en s’appuyant sur l’histoire : les Perses battus par Alexandre, Athènes écrasée par Sparte, L’Empire romain détruit par les Germains. Puis, afin de l’expliquer en bonne logique et raison il montre les lettres et les arts qui poursuivent des recherches inutiles, en créant ainsi l’oisiveté et en développant le luxe, la dépravation et en énervant les énergies.
Début de l'inégalité
Le Discours sur l’inégalité commence par reconstituer, à l’aide du raisonnement, l’0homme naturel du premier âge, c’est-à-dire de l’âge d’or : robuste de corps, sain et innocent; puis il le montre perfectible dans son intelligence et dans son sens moral et, par conséquent, destiné à toute une série d’inégalité qui se révèlent, consacrée par la propriété e fixée bientôt par les magistrats et la loi.
Les hommes ont été donc distingués en oppresseurs et opprimés, ce qui a conduit, par force, au despotisme.
Lettre à d'Alembert
La Lettre à d’Alembert sur les spectacles développe et complète le premier Discours, en présentant le théâtre comme le produit le plus dangereusement artificiel vde la civilisation. Le théâtre était la véritable passion du XVIII siècle. Voltaire, par exemple, avait conseillé à d’Alembert, chargé d’écrire l’article « Genève » pour l’Encyclopédie, de protester contre l’interdiction des spectacles dans la ville suisse et d’engager ses habitants a y établir un théâtre. La lettre expose, d’abord, une théorie générale, reprenant la thèse des chrétiens intransigeants contre le théâtre ; ensuite, elle applique cette théorie générale au cas des petites villes, puis au cas plus particulier, de Genève.
Critique du théâtre
Le théâtre n’a qu’un but: plaire; et, dans ce but, il se plier aux mœurs de la société, au lieu de chercher à les corriger.
Moralement, le théâtre ne sert à rien:
• s’il exhorte à pratiquer la vertu, c’est bien vainement, car l’émotion qu’il donne est très éphémère
• admirer ou plaindre des héros tragiques ne change rien à notre égoïsme
• rire des personnages comiques nous pousse à craindre les ridicules, non à haïr les vices.
Effets négatifs du théâtre
Le théâtre est nuisible:
• les tragédies sont immorales car elles consacrent souvent le triomphe des scélérats (voir Mahomet)
• fomentent les passions, parlent trop d’amour et incitent la jeunesse à des sentiments trop tendre (voir Bérénice) ; les comédies donnent des leçons de vices et de mauvaises mœurs, rendant ainsi le vice aimable et la vertu ridicule (exemple du Misanthrope).
Par surcroît, comédiens et comédiennes donnent l’exemple de la dissipation et du luxe.
Corruption dans les villes
Dans une grande ville, la corruption est devenue telle que le théâtre peut à la rigueur valoir mieux que les divertissements qui les remplaceraient; mais dans une modeste agglomération honnête et paisible, il ne peut être cause que de désastres. A prendre l’exemple d’un milieu tranquille et heureux par excellence, celui des Montagnons, habitants rustiques d’une haute vallée suisse, Rousseau affirme qu’un divertissement théâtral venant s’installer chez eux, détruirait vite leur tranquillité et leur bonheur: relâchement du travail, augmentations des impôts, émulation de parure chez le femmes et introduction du luxe.
Ce sont là les premières conséquences, qui entraîneraient d’autres, sur la pente de la ruine.
La même chose se passerait en plus grave à Genève, où l’oisiveté est ignorée, où l’on se distrait modestement et où les mœurs sont simples. Il faut que Genève se contente des spectacles qui lui sont propres et qui seuls conviennent à une République : les fêtes patriotiques et utiles qui rapprochent tous les citoyens ou les joutes de force et d’adresse
Domande da interrogazione
- Quelles sont les œuvres qui ont rendu Jean-Jacques Rousseau célèbre et quel est leur thème principal?
- Comment Rousseau décrit-il la corruption de la civilisation dans "Le Discours sur les lettres et les arts"?
- Quel est l'argument principal de Rousseau dans "Le Discours sur l’inégalité"?
- Quelle critique Rousseau adresse-t-il au théâtre dans sa "Lettre à d'Alembert"?
- Quels sont les effets négatifs du théâtre selon Rousseau?
Les œuvres qui ont rendu Rousseau célèbre sont "Le Discours sur les lettres et les arts" et "Le Discours sur l’inégalité". Elles dénoncent les malheurs causés par la civilisation et critiquent la société civilisée et le culte du progrès.
Rousseau décrit la civilisation comme une force corruptrice qui, à travers les lettres et les arts, crée l'oisiveté, développe le luxe et la dépravation, et affaiblit les énergies humaines.
Rousseau argumente que l'homme naturel était robuste et innocent, mais la perfectibilité de son intelligence et de son sens moral a conduit à des inégalités, consacrées par la propriété et la loi, menant au despotisme.
Rousseau critique le théâtre comme un produit artificiel de la civilisation qui ne sert qu'à plaire, sans corriger les mœurs, et qui est moralement inutile car il ne change pas l'égoïsme humain.
Rousseau considère le théâtre nuisible car il consacre le triomphe des scélérats, fomente les passions, incite à des sentiments tendres, et les comédies rendent le vice aimable et la vertu ridicule, tout en promouvant la dissipation et le luxe.