Concetti Chiave
- Diderot est reconnu comme le principal créateur de la critique d'art au XVIIIe siècle, se concentrant sur la valeur morale et psychologique des sujets.
- Il privilégie la peinture d'histoire et de genre pour leur potentiel moralisateur, tout en recommandant une approche naturelle et une étude directe de la nature.
- La théorie du paradoxe de Diderot propose que les meilleurs acteurs jouent de manière détachée, en créant un modèle idéal de leur personnage.
- Diderot ne s'identifie pas émotionnellement à ses personnages, mais perfectionne son art en copiant ce modèle idéal avec sang-froid.
- Dans ses romans, Diderot explore les passions humaines et critique les conventions sociales et religieuses qui limitent leur épanouissement.
Diderot et la critique d'art
Dans la littérature du XVIII siècle,
Diderot a été aussi le principal créateur de la critique d’art, avec les comptes rendus des Salon de peinture qu’il rédigeait régulièrement pour la Correspondance littéraire. Sa critique est une critique de littérateur : en effet il s’intéresse surtout aux sujets, à leur valeur morale et psychologique, aux sentiments des personnages représentés. Il préférait la peinture d’histoire et le peinture de genre qui, mieux que les autres, peut avoir une fonction moralisatrice. Parmi les tableaux qui l’ont intéressé davantage on a « Le mauvais fils puni » de Greuze. Cependant, quelquefois, dans sa critique il a réservé une part à la technique (dessins et couleur); il recommande le naturel, l’étude direct de la nature et il est tout à contraire à l’enseignement académique. Il observe une distinction très rigoureuse entre la sensibilité esthétique et la sensibilité naturelle puisqu’il affirme que l’émotion doit être calmée chez l’artiste pour pouvoir être exprimée par son art.
La théorie du paradoxe
C’est la théorie générale que Diderot exprime dans le Paradoxe sur le comédien. A ce propos, Diderot affirme que le comédien des passions qui ne sont pas les siennes et pour faire cela il faut qu’il manque de sensibilité. Le poète e le peintre, traduisent sur la toile des sentiments qu’ils ont éprouvés, mais qu’ils n’éprouvent plus. On pourrait croire que le meilleur acteur est celui qui met le plus de lui-même dans la pièce qu'il joue. Cependant c'est tout le contraire : le grand acteur est celui qui joue de sang-froid et qui garde la raison.
La thèse de Diderot est un paradoxe qui se fonde sur la notion de modèle idéal ;Le grand acteur ne cherche pas à s'identifier à son personnage. Il étudie ce personnage, il lit à son sujet, il se l'imagine, il s'en forge un « modèle idéal ». Ensuite, il n'aura plus, pour jouer, qu'à copier ce modèle ; donc il doit sortir de lui-même. Plus il joue, plus l'acteur a de sang froid, plus il perfectionne ce modèle. Par contre, l'acteur qui joue de sensibilité dépense sa sensibilité à la première représentation, puis s'épuise et se lasse. Cette théorie est trop sommaire puisqu’elle ne tient pas compte des deux personnalités qui existent chez l’artiste: l a sienne et celle du personnage joué. Ces personnalité tantôt se séparent, tantôt se confondent.
Diderot et les romans
Diderot s’est aussi occupé de romans, surtout pour placer ses idées. Les plus connus sont Le neveu de Rameau, Jacques le fataliste et La Religieuse. Ces œuvres peignent l’aspect pathétique et naturel de la vie avec un intérêt particulier pour les passions et avec un vif emportement contre les conventions sociales, mondaines et religieuses parce qu’elles limitent l’épanouissement des passions.
Domande da interrogazione
- Quel rôle Diderot a-t-il joué dans le développement de la critique d'art au XVIIIe siècle ?
- Quelle est la théorie du paradoxe de Diderot concernant les comédiens ?
- Comment Diderot aborde-t-il les romans dans ses œuvres ?
- Quelle distinction Diderot fait-il entre la sensibilité esthétique et naturelle dans l'art ?
Diderot a été un pionnier de la critique d'art, rédigeant des comptes rendus pour la Correspondance littéraire. Il s'intéressait principalement aux sujets, à leur valeur morale et psychologique, et préférait la peinture d'histoire et de genre pour leur fonction moralisatrice.
Diderot soutient que le meilleur acteur est celui qui joue de sang-froid, sans s'identifier émotionnellement à son personnage. Il crée un "modèle idéal" qu'il copie, perfectionnant ainsi son art sans épuiser sa sensibilité.
Diderot utilise ses romans pour exprimer ses idées, notamment dans "Le neveu de Rameau", "Jacques le fataliste" et "La Religieuse". Il y explore les passions humaines et critique les conventions sociales et religieuses qui entravent leur épanouissement.
Diderot distingue rigoureusement la sensibilité esthétique de la sensibilité naturelle, affirmant que l'émotion doit être maîtrisée chez l'artiste pour être exprimée efficacement dans son art.