Concetti Chiave
- L'image de la rose est utilisée par Ronsard pour symboliser la jeunesse éphémère, un thème commun à ses œuvres poétiques.
- Ce symbole de la rose, évoquant la beauté et la brièveté de la vie, remonte à l'Antiquité et n'est pas une invention originale de Ronsard.
- Un poète latin anonyme du IIe siècle a comparé les roses à la brièveté de la vie humaine, établissant un lien poétique repris par Ronsard.
- La Renaissance italienne, avec des poètes comme Angelo Poliziano, a réadopté l'image de la rose pour exhorter à profiter des plaisirs de la jeunesse.
- La langue des auteurs de la Pléiade présente des différences notables avec le français moderne, notamment en orthographe et ponctuation.
L'image de la rose
L’ode Mignonne, allons voir si la rose… et le sonnet Comme on voit sur la branche… ont en commun l’image de la rose qui, dans les deux cas, est une allusion à la splendeur fugitive de la jeunesse, destinée à s’assombrir durant la vieillesse ou que la mort fera disparaître prématurément. Ce symbole n’a pas été inventé par Ronsard, qui se limite à donner sa variante personnelle d’un motif datant de la basse Antiquité.
L'allusion à la jeunesse
Un obscur poète latin, probablement du IIe siècle ap. J.-C., auteur de Pervigilium Veneris («La longue veillée de Vénus»), a décrit le premier les roses humides de rosée, écloses à la lueur de l’étoile du matin; il les a comparées à la brièveté de la vie humaine.
Si l’allégorie du Moyen Âge a permis de réinterpréter le thème de
la rose de façon plus abstraite et intellectuelle (cf. p. 43), les
poètes de la Renaissance italienne se rattachent, eux, directement
au style imagé et à la sensualité de leurs confrères latins. Angelo
Poliziano, en particulier, redonne, dans les vers splendides de la
ballade «I’ mi trovai, fanciulle, un bel mattino», l’exhortation à
profiter pleinement de la joie et des plaisirs de la jeunesse, que
symbolise la beauté des roses: «Quando la rosa ogni sua foglia
spande / Quando è più bella, quando è più gradita / Allora è buona
a metterla in grillande [ghirlande] / Prima che sua bellezza sia fuggita;
/ Sicché, fanciulle, mentre è piú fiorita, / Cogliàn la bella rosa
del giardino».
La langue des auteurs de la Pléiade ne pose pas de gros problèmes de compréhension au lecteur moderne; toutefois,il existe encore de remarquables différences avec le français actuel, notamment en matière d’orthographe et de ponctuation. Relevez les particularités du français de l’époque.
Domande da interrogazione
- Quelle est la signification symbolique de la rose dans les œuvres de Ronsard?
- Quel poète latin a influencé l'image de la rose et comment l'a-t-il décrite?
- Comment les poètes de la Renaissance italienne ont-ils interprété le thème de la rose?
Dans les œuvres de Ronsard, la rose symbolise la splendeur fugitive de la jeunesse, destinée à s'assombrir avec la vieillesse ou à disparaître prématurément avec la mort.
Un obscur poète latin du IIe siècle ap. J.-C., auteur de "Pervigilium Veneris", a influencé l'image de la rose en la décrivant comme humide de rosée et éclatante à la lueur de l'étoile du matin, comparant ainsi sa brièveté à celle de la vie humaine.
Les poètes de la Renaissance italienne, tels qu'Angelo Poliziano, ont repris le style imagé et la sensualité des poètes latins, exhortant à profiter des plaisirs de la jeunesse symbolisés par la beauté des roses, avant que leur beauté ne disparaisse.