Concetti Chiave
- Charles Baudelaire, né en 1822 à Paris, ressent le remariage de sa mère avec un militaire comme une trahison, marquant son enfance de rancœur.
- L'éducation de Baudelaire est marquée par un sentiment d'étrangeté, illustré dans ses écrits, où il se décrit comme un déraciné sans liens familiaux.
- Baudelaire commence sa carrière littéraire en 1845, mais son recueil "Les Fleurs du mal" provoque un scandale en 1857, aboutissant à une condamnation pour atteinte à la morale publique.
- En 1863, déjà affaibli par la maladie, Baudelaire s'exile en Belgique pour chercher des opportunités financières, mais sa santé continue de se détériorer.
- Miné par la syphilis et une vie de désordres, Baudelaire subit une crise en 1866, le laissant à demi-paralysé, marquant la fin tragique de sa vie.
Enfance et trahison
L’enfant chasse du «vert paradis des amours enfantines».
Né a Paris en 1822 Charles Baudelaire est le fils d’un homme déjà âgé, disciple des philosophes du XVIII siècle, amateur de peinture. Mais Charles n’avait que six ans lorsque celui-ci meurt, et sa jeune mère se remarie moins de deux ans après avec un militaire, le commandant Aupick – qui deviendra général, ambassadeur et sénateur sous l’Empire. Charles ressent ce mariage comme une trahison, se sent chassé du «vert paradis des amours enfantines» (Les Fleurs du mal, Moesta et errabunda). Au cours des années, sa rancune ne fait que croître.
L'étranger et l'éducation
Le remariage de Madame Baudelaire a fait de Charles un «étranger»: le premier des Petits Poèmes en prose, intitulé L’Etranger, dessine clairement les traits de celui qui, chassé de sa patrie, «ignore sous quelle latitude elle est située», n’a «ni père, ni mère, ni sœur, ni frère», hait l’or et n’aime que «les nuages qui passent ... là-bas».
La révolté est mis en pension d’abord à Lyon, puis au Lycée Louis-le-Grand à Paris, d’où il sera renvoyé en 1839, sans que cela l’empêche d’être reçu au baccalauréat.
Début littéraire et scandale
C’est en 1845 que Baudelaire commence à publier ses poèmes dans différentes revues. Par la suite, les publications continuent régulièrement. Le recueil Les fleurs du mal sera donc un ensemble longuement mûri, lorsqu’il paraîtra en 1857. Cette publication soulèvera l’indignation du monde bien-pensant. Accusé d’outrager la morale publique, Baudelaire est condamné en correctionnelle, et le jugement du tribunal – le même qui, au début de la même année, avait jugé Flaubert pour Madame Bovary – ordonne la suppression de six pièces du recueil. Baudelaire s’empresse de remplacer les poèmes incriminés et publie, dès 1861, une seconde édition enrichie de 35 poésies nouvelles.
Exil et maladie
En 1863, déjà miné par la maladie, Baudelaire s’exile en Belgique. Il compte y «récupérer beaucoup d’argent» (lettre à sa mère du 3 mars 1863), en faisant une tournée de conférences et en trouvant un éditeur pour ses œuvres complètes.
Baudelaire avait contracté la syphilis dès ses années de Bohème. Sa vie de désordres avait, par ailleurs, affaibli son organisme. Gravement malade déjà en 1851, il connaît à partir de 1860 des troubles invalidants et douloureux; pour en dissimuler les «graves inconvénients», il a recours à l’opium et au haschich, dont l’usage ne fait que le diminuer encore. En mars 1866, à Namur, il est abattu par une crise, qui le laisse à demi-paralysé et aphasique.
Domande da interrogazione
- Quel événement de l'enfance de Baudelaire a-t-il perçu comme une trahison?
- Comment le remariage de sa mère a-t-il influencé la perception de Baudelaire de lui-même?
- Quelle a été la réaction du public à la publication des Fleurs du mal?
- Quelles étaient les conditions de santé de Baudelaire vers la fin de sa vie?
Baudelaire a ressenti le remariage de sa mère avec le commandant Aupick comme une trahison, se sentant chassé du «vert paradis des amours enfantines».
Le remariage de sa mère a fait de Baudelaire un «étranger», un thème qu'il explore dans son poème en prose L’Etranger, où il se décrit comme n'ayant ni famille ni attache.
La publication des Fleurs du mal en 1857 a provoqué l'indignation du public bien-pensant, conduisant à une condamnation pour outrage à la morale publique et à la suppression de six poèmes.
Vers la fin de sa vie, Baudelaire était gravement malade, souffrant de syphilis et de troubles invalidants, et il a eu recours à l'opium et au haschich pour soulager ses douleurs, ce qui a encore affaibli sa santé.