Concetti Chiave
- L'existentialisme affirme que l'homme est libre de devenir ce qu'il choisit, sans concept préétabli, soulignant la liberté et la responsabilité personnelle.
- Contrairement aux objets, dont l'essence précède l'existence, l'homme détermine son essence par ses choix et actions.
- La responsabilité de l'homme s'étend à tous, chaque choix impliquant une valeur universelle, générant ainsi une angoisse existentielle.
- En l'absence de normes morales divines, l'homme doit définir lui-même le bien et le mal, soulignant la liberté radicale.
- L'existentialisme rejette le déterminisme, affirmant que l'homme choisit les circonstances déterminantes et est responsable de ses actes.
On peut distinguer deux types: l’
Liberté et responsabilité humaine
Cela signifie qu’il n’y a pas de concept d’homme préétabli auquel je pourrais et devrais me conformer. Je suis libre de devenir ce que je veux ; je vais choisir, tout au long de ma vie, ce que je serai ; et je peux à chaque instant devenir autre chose que ce que je suis à ce moment là.
L’homme n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. De là le premier principe de l’existentialisme: l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait.
Essence et existence
Pour les objets c’est l’inverse. Sartre prend l’exemple du coupe papier ; il existe un concept de coupe papier qui définit une certaine utilité, une fonction précise de cet objet. C’est son essence, ce qu’il est. Cette essence précède son existence: on va construire cet objet, le faire venir à l’existence, de manière à ce qu’il réponde à cette fonction. Et il n’évoluera pas.
Responsabilité et angoisse
Si l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait, premier principe de l’existentialisme, alors, l’homme devient entièrement responsable de ce qu’il est. De plus, il est responsable de tous les hommes. En effet, faire un choix, c’est implicitement dire que ce qui est choisi a une valeur, et une valeur pour tous les hommes: en me choisissant, je choisis l’homme. Notre responsabilité est donc absolue, dans l’Existentialisme est un humanisme, ce qui engendre l’angoisse chez l’homme.
Absence de normes morales
L’existentialisme sartrien prend pour point de départ que Dieu n’existe pas. De ce fait, il n’y a plus de nature humaine, il n’y a plus de normes morales, plus de bien ni de mal a priori. En effet, il n’y a plus d’intellect suprême qui ait pu forger ces notions. C’est à l’homme de décider ce qui est bien, ce qui est mal, et ce que doit être l’homme.
Ou encore: nous sommes seuls, sans excuses. C’est ce que j’exprimerai en disant que l’homme est condamné à être libre.
Action et réalité
On voit alors pourquoi l’existentialisme n’est pas un quiétisme : loin de paralyser l’action, je dois m’engager. L’homme n’a de réalité que dans son action. L’homme n’est rien d’autre que la somme de ses actes, de sa vie. C’est là une doctrine peu consolatrice envers l’homme qui a raté sa vie. Si j’ai raté ma vie, je suis responsable de cet échec.
L’existentialisme n’est pas un individualisme; il part simplement de la vérité du cogito, le « je pense donc je suis » cartésien, parce qu’il s’agit d’une proposition certaine. Mais le cogito inclue non seulement l’expérience de la conscience qui se saisit elle-même, mais qui saisit aussi la certitude de l’existence des autres consciences. Avec l’existentialisme, l’homme n’est pas enfermé dans sa subjectivité, mais dans le monde de l’intersubjectivité.
Opposition au déterminisme
L'existentialisme de Sartre s'oppose ainsi au déterminisme qui stipule que l'homme est le jouet de circonstances dont il n'est pas maître. Sartre estime que l'homme choisit parmi les événements de sa vie, les circonstances qu'il décidera déterminantes. C'est à dire, il a le pouvoir de'néantiser', autrement dit de combattre les déterminismes qui s'opposent à lui.
Selon Sartre, l'unique aliénation à cette liberté de l'homme est la volonté d'autrui. Ainsi fait-il dire à Garcin dans Huis clos «L'Enfer c'est les Autres».
Domande da interrogazione
- Quelle est la conception de la liberté et de la responsabilité humaine selon l'existentialisme de Sartre?
- Comment Sartre différencie-t-il l'essence et l'existence pour les objets et les humains?
- Pourquoi l'existentialisme engendre-t-il de l'angoisse chez l'homme?
- Quelle est la position de l'existentialisme sartrien sur les normes morales?
- Comment l'existentialisme de Sartre s'oppose-t-il au déterminisme?
Selon Sartre, il n'existe pas de concept préétabli de l'homme. L'individu est libre de devenir ce qu'il souhaite et est responsable de ses choix, ce qui implique une responsabilité envers tous les hommes.
Pour les objets, comme un coupe-papier, l'essence précède l'existence, définissant leur utilité. Pour les humains, l'existence précède l'essence, signifiant que l'homme se définit par ses actions et choix.
L'existentialisme affirme que l'homme est entièrement responsable de ses choix et de leur valeur universelle, ce qui crée une angoisse liée à cette responsabilité absolue.
L'existentialisme de Sartre rejette l'existence de normes morales préétablies, car il n'y a pas de Dieu pour les forger. L'homme doit décider lui-même ce qui est bien ou mal.
Sartre s'oppose au déterminisme en affirmant que l'homme choisit les circonstances qu'il considère déterminantes, exerçant ainsi sa liberté contre les déterminismes extérieurs.