Indice

  1. Œuvres célèbres de Rousseau
  2. Corruption de la civilisation
  3. Début de l'inégalité
  4. Lettre à d'Alembert
  5. Critique du théâtre
  6. Effets négatifs du théâtre
  7. Corruption dans les villes

Œuvres célèbres de Rousseau

Deux œuvres ont rendu célèbre Jean-Jacques Rousseau dès le début:

1) Le Discours sur les lettres et les arts

2) Le Discours sur l’inégalité
Ces deux ouvrages décrivent les malheurs de l’homme et concordent avec la Lettre à d’Alembert sur les spectacles pour dénoncer les crimes de la civilisation qui fait le malheur des hommes et s’appliquent a fustiger une société qui vit dans le goût de la vie civilisée et qui entretient le culte du progrès.

Corruption de la civilisation

Le Discours sur les lettres et les arts présente comme force corruptrices la civilisation et ses produits. Il démontre cette thèse en s’appuyant sur l’histoire : les Perses battus par Alexandre, Athènes écrasée par Sparte, L’Empire romain détruit par les Germains. Puis, afin de l’expliquer en bonne logique et raison il montre les lettres et les arts qui poursuivent des recherches inutiles, en créant ainsi l’oisiveté et en développant le luxe, la dépravation et en énervant les énergies.

Début de l'inégalité

Le Discours sur l’inégalité commence par reconstituer, à l’aide du raisonnement, l’0homme naturel du premier âge, c’est-à-dire de l’âge d’or : robuste de corps, sain et innocent; puis il le montre perfectible dans son intelligence et dans son sens moral et, par conséquent, destiné à toute une série d’inégalité qui se révèlent, consacrée par la propriété e fixée bientôt par les magistrats et la loi.

Les hommes ont été donc distingués en oppresseurs et opprimés, ce qui a conduit, par force, au despotisme.

Lettre à d'Alembert

La Lettre à d’Alembert sur les spectacles développe et complète le premier Discours, en présentant le théâtre comme le produit le plus dangereusement artificiel vde la civilisation. Le théâtre était la véritable passion du XVIII siècle. Voltaire, par exemple, avait conseillé à d’Alembert, chargé d’écrire l’article « Genève » pour l’Encyclopédie, de protester contre l’interdiction des spectacles dans la ville suisse et d’engager ses habitants a y établir un théâtre. La lettre expose, d’abord, une théorie générale, reprenant la thèse des chrétiens intransigeants contre le théâtre ; ensuite, elle applique cette théorie générale au cas des petites villes, puis au cas plus particulier, de Genève.

Critique du théâtre

Le théâtre n’a qu’un but: plaire; et, dans ce but, il se plier aux mœurs de la société, au lieu de chercher à les corriger.

Moralement, le théâtre ne sert à rien:

• s’il exhorte à pratiquer la vertu, c’est bien vainement, car l’émotion qu’il donne est très éphémère

• admirer ou plaindre des héros tragiques ne change rien à notre égoïsme

• rire des personnages comiques nous pousse à craindre les ridicules, non à haïr les vices.

Effets négatifs du théâtre

Le théâtre est nuisible:

• les tragédies sont immorales car elles consacrent souvent le triomphe des scélérats (voir Mahomet)

• fomentent les passions, parlent trop d’amour et incitent la jeunesse à des sentiments trop tendre (voir Bérénice) ; les comédies donnent des leçons de vices et de mauvaises mœurs, rendant ainsi le vice aimable et la vertu ridicule (exemple du Misanthrope).

Par surcroît, comédiens et comédiennes donnent l’exemple de la dissipation et du luxe.

Corruption dans les villes

Dans une grande ville, la corruption est devenue telle que le théâtre peut à la rigueur valoir mieux que les divertissements qui les remplaceraient; mais dans une modeste agglomération honnête et paisible, il ne peut être cause que de désastres. A prendre l’exemple d’un milieu tranquille et heureux par excellence, celui des Montagnons, habitants rustiques d’une haute vallée suisse, Rousseau affirme qu’un divertissement théâtral venant s’installer chez eux, détruirait vite leur tranquillité et leur bonheur: relâchement du travail, augmentations des impôts, émulation de parure chez le femmes et introduction du luxe.

Ce sont là les premières conséquences, qui entraîneraient d’autres, sur la pente de la ruine.

La même chose se passerait en plus grave à Genève, où l’oisiveté est ignorée, où l’on se distrait modestement et où les mœurs sont simples. Il faut que Genève se contente des spectacles qui lui sont propres et qui seuls conviennent à une République : les fêtes patriotiques et utiles qui rapprochent tous les citoyens ou les joutes de force et d’adresse

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