Concetti Chiave

  • Montesquieu admirait profondément Rome, étudiant son histoire et incarnant ses figures emblématiques comme Pompée et César.
  • Il considérait l'histoire de Rome à travers une logique humaine, reliant les événements à des causes générales plutôt qu'à la Providence.
  • La grandeur romaine selon Montesquieu reposait sur la liberté et la discipline, tandis que sa décadence découlait de changements politiques et sociaux.
  • Montesquieu présente des lacunes en tant qu'historien, notamment dans la critique des sources et la compréhension du rôle de la religion.
  • Son héritage philosophique met l'accent sur la liberté et les lois sociales, préconisant les réformes plutôt que les révolutions.

Indice

  1. L'admiration de Montesquieu pour Rome
  2. L'approche historique de Montesquieu
  3. Les causes de la grandeur romaine
  4. Les lacunes de Montesquieu comme historien
  5. L'héritage philosophique de Montesquieu

L'admiration de Montesquieu pour Rome

Montesquieu admirait beaucoup les beautés antiques de Rome. Il les avait étudiées avec une curiosité pleine de passion. Il s’était intéressé aussi à l’évolutions de l’histoire romaine, sa courbe ascendante, sa courbe descendante. Précurseur de Michelet, il avait incarné la ville impériale en des personnages à las fois individuels et symboliques : Pompée, César, Cicéron et Caton, Sylla et Auguste, dont il est arrivé a peindre des portraits inégalables.

L'approche historique de Montesquieu

En qualité d’historien de Rome, il a eu plusieurs devanciers dont Bossuet est le plus grand. Mais, tandis que Bossuet attribuait à la Providence une grande part dans la suite des événements, Montesquieu n’admet qu’une logique purement humaine, c’est-à-dire toute une série de causes et d’effets. Pour lui, tout événement trouve sa cause particulière qui dépend de causes générales, physiques ou morales; et ce sont ces causes qui font la grandeur ou la décadence des États.

Ayant suivi Bossuet, en le complétant et parfois en le contredisant, dans l’étude de la grandeur humaine, il a fait porter son effort le plus original sur la décadence, qui était une manière plus neuve et qui l’a donc intéressé davantage.

Les causes de la grandeur romaine

Montesquieu veut montrer que les Romains furent grands tant qu’ils se sont gouvernés selon certaines idées, avec certaines mœurs; puis leur domination universelle les a obligés à changer de gouvernement: alors, des principes opposés aux premiers, suivis de ce nouveau type de gouvernement, ont provoqué la décadence.

Les causes générales de la grandeur romaine, pour Montesquieu sont : l’amour de la liberté. Di travail et de la patrie, la sévérité de la discipline militaire, la sage politique extérieure du Sénat, qui ne désespérait jamais de la République qui accordait sa protection aux peuples révoltés contre leurs rois, qui respectait les dieux des vaincus, qui savait diviser pour vaincre et pour régner

Ce sont: l’étendue de l’Empire, l’éloignement des troupes qui ruina chez les citoyens soldats l’esprit républicain, puisqu’ils ne connaissaient plus que leur général, le droit de cité accordé à trop de nations, l’énorme inégalité des fortunes, les prérogatives enlevées aux patriciens et l’avènement de la démocratie, la série des empereurs monstrueux, le partage de l’Empire que les barbares ont détruit en Occident et qui, en Orient, s’est anéanti considérablement.

Les lacunes de Montesquieu comme historien

Plusieurs choses manquent à Montesquieu pour être un historien irréprochable.

a) Il lui manque une critique plus rigoureuse des témoignages anciens, quelque méfiance à l’égard de Tite-Live e de Florus, dont il a accepté trop docilement le récit des premiers temps de Rome.

b) Il lui manque aussi de comprendre le rôle de la religion chez un peuple : la religion romaine, la pitié du foyer, le rôle sacré de la famille dans la cité antique n’occupent aucune place dans son livre qui, de ce fait, est incomplet.

c) Il lui manque également d’avoir échappé tout à fait aux réminiscences littéraires car les Romains tels qu’il les conçoit gardent quelques caractères dérivant des héros cornéliens.

d) Enfin, sa foi historique est vraiment trop absolue. Evidemment, ce n’est pas le hasard seul qui dirige les affaires humaines, et Montesquieu a raison de rattacher les causes accidentelles et particulières à des causes générale et permanentes. Mais il le fait d’une façon trop absolue car il croit trop à un enchaînement des choses. Les historiens modernes sont à bon droit plus sceptiques sans aller jusqu’au scepticisme de Voltaire. Ils ne rattachent plus la décadence des Romains à leur changement de maximes, mais plutôt au maintien des institutions traditionnelles dans un empire auquel elles ne s’accommodaient plus.

L'héritage philosophique de Montesquieu

En revanche, Montesquieu a écrit un livre tout animé de l’amour de la liberté. Il a peint des tableaux historiques d’une grande analyse psychologique, il a le mérite d’avoir resuscité un grand peuple si longtemps plein de vertu, et tout cela en amoureux de l’histoire. Mais il a été, surtout, un philosophe de l’histoire et comme tel, il a ouvert de larges perspectives de pensée. Sa méthode fondée sur l’idée que tout s’enchaîne, l’a fait remonter à quelques-unes des lois générales qui président à cet enchaînement et dans lesquelles il voit des lois de la société humaine : par exemple, qu’il y a toujours danger à changer le système social d’un Etat (par là, il se montre partisan des réformes, mais ennemi des révolutions). Il ajoute que les démocraties aboutissent toujours à la dictature et que les guerres civiles créent et entretiennent dans un Etat la hardiesse de vie qui lui est nécessaire. Pour conclure, on peut ajouter que grâce a Montesquieu, l’histoire romaine a acquis une portée universelle et une valeur d’enseignement.

Studia con la mappa concettuale

Domande da interrogazione

  1. Quelle était l'admiration de Montesquieu pour Rome?
  2. Montesquieu admirait profondément les beautés antiques de Rome et s'intéressait passionnément à son histoire, incarnant la ville impériale à travers des personnages symboliques comme Pompée et César.

  3. Comment Montesquieu abordait-il l'histoire de Rome par rapport à ses prédécesseurs?
  4. Contrairement à Bossuet qui voyait la Providence dans les événements, Montesquieu adoptait une logique humaine, reliant chaque événement à des causes générales, physiques ou morales.

  5. Quelles sont les causes de la grandeur et de la décadence romaine selon Montesquieu?
  6. La grandeur romaine reposait sur l'amour de la liberté et la discipline militaire, tandis que la décadence résultait de l'éloignement des troupes et de l'inégalité des fortunes.

  7. Quelles lacunes Montesquieu présente-t-il en tant qu'historien?
  8. Montesquieu manque de critique rigoureuse des sources anciennes, de compréhension du rôle de la religion, et sa foi historique est trop absolue, négligeant les nuances des institutions traditionnelles.

  9. Quel est l'héritage philosophique de Montesquieu?
  10. Montesquieu a laissé un héritage philosophique en soulignant l'importance de la liberté et en ouvrant des perspectives sur les lois générales de la société, tout en étant partisan des réformes et ennemi des révolutions.

Domande e risposte

Hai bisogno di aiuto?
Chiedi alla community