Concetti Chiave
- À l'époque féodale, les paysans représentaient la majorité de la population française, vivant près des châteaux ou monastères pour protection.
- Les serfs étaient attachés à la terre de leur seigneur, incapables de la quitter ou de se marier librement, leur statut passant à leurs enfants.
- Les paysans libres pouvaient changer de seigneurie et se marier à leur convenance, contrairement aux serfs.
- Les paysans devaient effectuer la corvée, travaillant gratuitement pour le seigneur plusieurs jours par semaine.
- En échange de la protection et de la terre, les paysans devaient donner la dîme, une partie de leur récolte, et payer pour utiliser les infrastructures du seigneur.
Quelle est la vie des paysans ?
A l’époque féodale, les paysans formaient la plus grande partie de la population française. Les paysans habitaient sur les domaines des seigneurs; ils vivaient dans les villages, près des châteaux-forts, c’est-à-dire près des seigneurs qui les protégeaient; beaucoup de villages se trouvaient également près d’un monastère, où les paysans pouvaient trouver asile en cas de guerre ou de calamité naturelles. Les paysans ne possédaient pas les champs qu’ils cultivaient : ces champs appartenaient à leur seigneur ou au monastère voisin. Ils pouvaient être serfs ou bien libres ; les serfs étaient les plus nombreux et les plus malheureux car ils appartenaient à leur seigneur.
Les conditions des serfs
Ils ne pouvaient pas quitter la terre qu’ils cultivaient pour leur seigneur. Quand la terre était vendue, ils étaient vendus avec elle; s’ils s’enfuyaient leur seigneur les poursuivait; les serfs ne pouvaient pas se marier librement. Ils ne pouvaient non plus se marier librement et leurs enfants devenaient serfs comme eux. Les paysans libres pouvaient quitter la terre qu’ils cultivaient et aller vivre près d’un autre seigneur, sans être poursuivis ; ils pouvaient aussi se marier à leur gré.
Les obligations envers le seigneur
On a déjà dit que le seigneur accordait sa protection aux paysans de son domaine et qu’il leur donnait des terres à cultiver : la terre était labourée à la bêche et plus rarement avec la charrue. En échange, les paysans devaient travailler gratuitement pour lui, 3 à 4 jours par semaines : ce travail s’appelait la corvée. Le paysan devait labourer les champs de son seigneur, faire ses récoltes, transporter son foin, son blé, couper le bois dans les forêts et le transporter aussi au château, réparer le château. Le paysan devait, en plus, donner une partie de sa récolte au seigneur : c’était la dîme, c’est-à-dire la dixième partie de la récolte. Il devait également payer pour faire moudre son blé, faire cuire son pain au four du village et faire son vin au pressoir du seigneur.
Domande da interrogazione
- Quelle était la situation des paysans à l'époque féodale en France ?
- Quelles étaient les conditions de vie des serfs par rapport aux paysans libres ?
- Quelles obligations avaient les paysans envers leur seigneur ?
À l'époque féodale, les paysans constituaient la majorité de la population française et vivaient sur les domaines des seigneurs. Ils ne possédaient pas les terres qu'ils cultivaient, qui appartenaient aux seigneurs ou aux monastères. Les paysans pouvaient être serfs, qui étaient les plus nombreux et les plus malheureux, ou libres.
Les serfs ne pouvaient pas quitter la terre qu'ils cultivaient et étaient vendus avec elle. Ils ne pouvaient pas se marier librement et leurs enfants devenaient serfs. En revanche, les paysans libres pouvaient quitter la terre et se marier à leur gré sans être poursuivis.
Les paysans devaient travailler gratuitement pour le seigneur 3 à 4 jours par semaine, ce qui s'appelait la corvée. Ils devaient aussi donner une partie de leur récolte, appelée la dîme, et payer pour utiliser les installations du seigneur comme le moulin, le four et le pressoir.