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Le théâtre profane

Dès la fin du XIII siècle, le théâtre profane, essentiellement comique, manifeste sa vitalité.
Mais ses origines sont obscures.
Peut-être est-il issu du théâtre sacré qui ne dédaignait pas les scènes de farce.
Il reste peu de choses de la production théâtrale de cette époque.
On connaît le nom d’Adam de la Halle, trouvère du XIII siècle qui nous à laissé deux œuvres importantes: le Jeu de la Feuillée et le Jeu de Robin et Marion.
La première est encore per «théâtrale»: il n’y a pas vraiment d’histoire, pas de dénouement mais une succession de scènes très diverses où apparaissent des personnages réels ou de pure fantaisie (fée, etc.) qui échangent vivement des propos burlesques et s’amusent sur la scène.

La deuxième en revanche témoigne d’une plus grande harmonie: il s’agit véritablement de la représentation d’une histoire, qui s’inspire du genre lyrique de la pastourelle (amour entre deux jeunes villageois).
Ces deux œuvres préfigurent celles qui apparaîtront au XV siècle.
La répertoire comique du XV siècle est constitué de trois genres principaux:
- les soties, des pièces satiriques jouées par de sots ou des fous;
- les moralités, illustration didactique d’une question morale;
- les farces, essentiellement comiques, à l’origine intermèdes dont on «farcit» les représentation sérieuses, sont le seul but est de faire rire.
Elles mettent en scène des personnages du peuple comme le faisaient aussi fabliaux.
Les deux chefs-d’œuvre de ce dernier genre sont La Farce du cuvier et surtout La Farce de Maître Pathelin sur le thème du trompeur trompé.

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