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Le Realisme – Le Parnasse

Vers 1850 ce n’est plus la littérature qui dirige l’opinion publique, mais la science. Les causes de ce changement sont à rechercher dans les progrès de la science ed de l’industrie, et dans l’avènement de l’Empire, qui pousse les Français vers la recherche des biens matériels. Cette poussée de matérialisme produit en philosophie le positivisme et en littérature le Réalisme.
Ce mouvement est aussi une réaction au Romantisme: on est fatigué des excès romantiques, des exagérations sentimentales des écrivains médiocres.
Le réalisme exige l’impersonnalité, l’objectivité; c’est en quelque sorte un retour à la raison classique. Mais les classiques décrivaient la nature humaine générale et choisie; les réalistes copient, photographient la réalité – psychologique ou extérieure – sous tous ses aspects.

Le Réalisme – qui est appelé aussi naturalisme – devient naturalisme, dans le sens le plus étroit du mot, avec Zola et les Goncourt, qui ont des prétentions scientifiques. Ils copient la réalité dans ses aspects anormaux; ils étudient une maladie, une tare physique comme un savant dans son laboratoire ou un médicin dans sa clinique.
Le mot réalisme ne s’applique qu’à la prose. La poésie de cette période est représentée par des poètes impersonnels, dit parnassiens du nom d’une publication, le Parnasse contemporain, où parurent plusieurs poèmes de ce groupe. La poésie parnassienne est impersonnelle, intellectuelle, froide, mai d’une grande beauté.
Les Parnassiens se refusent à révéler leurs sentiments. Le représentant principal du Parnasse, Leconte de Lisle, a flétri énergiquement cette inspiration romantique, et il l’a appelée histrionisme. Il a dit aussi que “la poésie et la science doivent tendre à s’unir étroitement, si ce n’est à se confondre”. La poésie doit avoir donc pour base une documentation exacte: elle tend d’ordinaire à représenter avec una précision sévère le passé.
Les caractères de l’école parnassienne sont l’impersonnalité – le poète ne veut pas se mettre dans ses vers – et le culte de la forme: le poète se considère comme un artiste et a pour but principal la forme parfaite.

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