Madame Bovary
(Gustave Falubert)

Flaubert est né à Rouen en 1821 dans une famille de la bonne bougeoise, son père est chirurgien. A quinze ans il tombe secrétement amoureux d’Elisa Schlésinger, l’épouse d’un éditeur de musique et il n’oubliera jamais cet amour qui sera rappelé dans L’éducation sentimentale. Il s’installe à Paris pour suivre des études mais il fréquente surtout les milieux artistiques et il écrit Memoires d’un fou. Il voyage au Moyen-Orient, en Grèce, en Italie avec son ami Maxime Du Camp en quête d’un monde loin de la bêtise de l’Occident bougeois. Depuis une crise nerveuse importante, Flaubert se retire dans sa proprieté de Croisset et c’est ici qu’il se consacre définitivement à la littérature. Pendant cette période, il écrit Madame Bovary qu’il publie en 1857, la même année de la parution de Les fleurs du mal de Beaudelaire. Flaubert meurt en 1800.
L’oeuvre la plus importante de Flaubert est Madame Bovary qui est considerée l’expression la plus accomplie du réalisme. Mais l’écrivain a rejeté tous les rapports avec ce mouvement. Il se sent plus lié au Romantisme. Son culte de la forme précise et du style le lie aussi auxi parnassiens, adeptes de « l’art pour l’art ».
Pour écrire son chef d’oeuvre,Flaubert s’est inspiré d’un événement d’actualité,l’affaire Delamare. La femme d’Eugène Delamare est morte dans des circonstances mystérieuses après avoir tompé son mari, elle s’est probabilment suicidée. Avec la publication de l’oeuvre,Flaubert est cité en justice,accusé « d’outrage à la morale publique et religeuse et aux bonnes moeurs ». A la fin il est innocenté parce que dans le roman il condamne la protagoniste avec sa mort. La protagoniste,Emma Bovary,est la jeune épouse de Charles Bovary,médecin de campagne. Elle a grandi dans un collège tenu par des religeuses où elle lisait les oeuvres romantiques et elle voulait vivre les mêmes aventures des romans qui l’avaient tant charmée. Mais elle se trouve à vivre dans la banalité de province de laquelle elle cherche de fuir avec deux amants qui, à la fin, l’abandonnent à son désespoir. Elle croit que seulement le suicide peut la libérer : elle vole de l’arsenic au pharmacien du village et meurt après une longue agonie. Son mari mourra quelques mois plus tard.
L’oeuvre porte le sous-titre « moeur de province » parce que l’auteur prend en considération la vie banale de province sans divertissement. Avec Madame Bovary on commence à parler de Bovarysme : le terme désigne désormais l’insatisfaction affective et sociale et la quête de compensations imaginaires, le rêve de l’impossible. Le Bovarysme est l’expression de l’ardente nécessité de se surpasser, probabilment liée à l’impossibilité de s’accepter comment on est. Dans cette oeuvre, Flaubert utilise un style impersonel, il ne commente jamais ce qu’il montre parce que le lecteur doit comprendre le personnage à travers ses gestes, ses objectes, ses mots. Il utlise la focalisation interne et le discours indirect libre. Flaubert renonce à la vision omniscente ??? balzacienne : il veut prendre le point de vue de ses personnages, « Madame Bovary,c’est moi ! ».
De 1864 à 1869,Flaubert réécrit une oeuvre rédigée quand il était jeune, L’éducation sentimentale. Comme Madame Bovary ce roman est inspiré par un fait véridique : c’est l’histoire d’amour de jeunesse que Flaubert a éprouvé pour Elisa Schlésinger. Mais l’adulte jette un regard désenchanté sur son rêve d’adolescent ; l’impossible grande passion devient alors l’emblème de l’échec d’une existence, mais surtout l’échec des espoirs et des ambitions de toute une génération.

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