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Cette «affaire des Poisons» fait scandale, surtout dans les milieux de la cour qui y sont impliqués. Jugée par une chambre de justice spéciale, la Chambre ardente, la marquise de Brinvilliers est condamnée à être décapitée et brûlée. Mme de Sévigné raconte...
Même lorsqu’elle décrit avec minutie un événement aussi terrible que la torture et l’exécution d’une jeune femme, Mme de Sévigné ne renonce pas à son langage mesuré et serein et s’abandonne même aux mots d’esprit. La chronique apparaît donc à travers le filtre du style qui en atténue la violence sans pour autant céder le pas à l’anecdote ou aux ragots.

Cette lettre est la chronique d’un événement qui a bouleversé tout Paris. Le récit de Mme de Sévigné mélange la précision, l’abondance de détails concrets, et l’expression de sentiments personnels.

Comme dans toute «tragédie», dans celle de la Brinvilliers se mêlent horreur et pitié.

Le ton badin du début et de la fin de la lettre contraste avec l’atrocité du supplice auquel Mme de Sévigné a assisté. Cette distance ironique est la marque d’un certain malaise, à peine perceptible – classicisme oblige –, face au spectacle de la mise à mort de la Brinvilliers.

La Brinvilliers tient, bien évidemment le devant de la scène. Par contraste, les autres personnages restent indéterminés.

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