L’Histoire
En 1869, Zola décide d’écrire une œuvre, à laquelle il donnera le titre de « Rougon-Macquart » : il veut conter l’histoire d’une famille française en mettant en évidence que les milieux et les facteurs héréditaires déterminent les comportements des hommes.
Fidèle à son idée, il élabore la généalogie de cette famille. Tout commence grace à Adélaide Fouque, une jeune femme qui deviendra folle à cause d’une maladie psychologique qui la dévaste. Elle devient l’épouse de Rougon, un homme solide et équilibré, avec lequel elle donne origine à la première branche légitime de la famille. Quand Rougon meurt, Adélaide prend pour amant Macquart, un homme impulsif et un contrebandier qui aime beaucoup boire. Entre les deux il y a un histoire d’amour très intense et aussi la naissance de l’autre branche de la famille,celle illégitime.

Eléments qui caractérisent l’oeuvre
Les éléments qui caractérisent cette œuvre sont certainement l’HEREDITE’ et les MILIEUX qui, selon Zola, déterminent les actions humaines.
Le premier commence propre avec l’aieule Adélaide : comme elle est malade et tombera dans la folie, tous ses descendants seront marqués par cette « névrose originelle ».
Le second dépend beaucoup du premier : en effet, selon Zola, il faut analyser les terrains (familiale, sociale etc…) où se développe l’hérédité.
Pour mieux comprendre on peut faire un exemple : dans l’ « Assomoir », un roman du cycle, le mari de Gervaise devient alcoolique (facteur héréditaire car Macquart aussi aimait boire) parce que,à cause d’un accident, il a perdu son travail (milieu sociale) et donc il n’a plus d’argent pour acheter quelque chose à manger à ses fils.

La composition et la structure
Les romans qui composent le cycle son 20 : La fortune des Rougon (1871), La curée (1872), Le ventre de Paris, (1873), La conquete de Plassans (1874) La faute de l’abbé Mouret (1875), Son excellence Eugène Rougon (1876), L’assomoir (1877), Une page d’amour (1878), Nana (1880), Pot-Bouille (1882), Au bonheur des dames (1883), Le joie de vivre (1884) Germinal (1885), L’œuvre (1886) La terre (1887), Le reve (1888), La bete humaine (1890), L’argent (1891), la débacle (1892) Le docteur Pascal (1893).

La plupart de textes qui composent Les Rougon-Macquart racontent l’histoire d’un seul membre de la famille, à exception du premier,du dernier et peu d’autres livres où Zola présente la famille en général et peint un petit peu la période sous laquelle les événements se passent (2nd Empire).

L’idéologie : entre pessimisme et optimisme
Ce cycle semble dénoter chez Zola une vision pessimiste de la vie et de l’homme : l’hérédité est comme une véritable malédiction et les personnages qui en sont marqués sont presque tous dans l’impossibilité de lui échapper.
Pour Zola,la liberté de l’individu n’existe pas : il est seulement de la matière vivante entièrement déterminé par l’hérédité et par le milieu.
Malgré ces conceptions, Zola a confiance dans le future : il croit au progrès et à la science de son siècle, il pense que l’humanité peut s’améliorer moralement. Il y a alors une contradiction entre pessimisme, croyance en un déterminisme et optimisme, confiance que l’espèce humaine s’émancipera. Pourquoi cela ? Parce que Zola, tandis qu’il écrit les romans du cycle, connaît une évolution idéologique et l’optimisme finira par l’emporter. Le « docteur Pascal » souligne cette changement : c’est le texte qui conclue le cycle et Zola y suggère que l’homme peut gagner un marge de liberté sur le déterminisme.

Registrati via email