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Baudelaire, Charles-Fleurs du Mal

« Fleurs du Mal » est un recueil de poèmes. Le titre révèle que l’auteur trouve la beauté (« fleurs ») dans les aspects les plus misérables de l’existence (« mal ») à travers une forme parfaite.
Il y a eu trois éditions :
1ère : publiée en 1857, elle se compose de 101 poèmes ;
2ème : publiée en 1861, elle contient 126 poèmes et est caractérisée par une organisation rigoureuse : les poèmes sont divisés en six sections
1.« Spleen et Idéal » (1-85): ces poèmes décrivent la situation du poète, caractérisée par le contraste entre une existence misérable (le temps qui fuit, la proximité de la mort) et l’aspiration à l’infini, que le poète pourrait atteindre grâce à l’art.

2.« Tableaux Parisiens » (86-103): le sujet est la ville de Paris, une source d’inspiration pour le poète ; celui-ci essaye d’échapper à l’ennui en profitant de tout ce que la ville peut lui offrir. Il est flâneur, c’est-à-dire qu’il se perd dans la foule en observant la ville et en cherchant un contacte authentique, mais la communication est devenue impossible. Ces thèmes sont repris dans « Spleen de Paris ».
3.« Le vin » (104-108): le thème est l’exaltation des effets de l’alcool, remède illusoire des désespérés et des artistes.
4.« Fleurs du Mal » (109-117)
5.« La Révolte » (118-120)
6.« La Mort » (121-126 »: dans ces poèmes la mort est vue comme le dernier voyage ; ce voyage consiste à plonger au fond de l’inconnu pour trouver le nouveau : c’est la fin des souffrances et de la crise provoquée par le Spleen.
3ème : publiée en 1868, après la mort de l’auteur, elle contient les 126 poèmes de la deuxième édition et les poèmes de la première édition qui avaient été censurés.
Le recueil commence par une longue préface au lecteur, qui est défini hypocrite parce qu’il partage les mêmes vices que le poète et en particulier l’ennui, un « monstre délicat et silencieux ». Donc, le lecteur a la même inclinaison au mal que le poète.
Le thème du voyage est présent sous plusieurs formes dans l’œuvre de Baudelaire :
-Voyage artistique qui consiste à comprendre le monde par les correspondances ;
-Voyage réel pour échapper à l’ennui ;
-Voyage d’amour dans un monde idéal, imaginaire ;
-Dernier voyage (la mort) à la découverte de l’inconnu.
Les deux femmes qui inspirent le poète davantage sont Jeanne Duval et Mme Sabatier, le démon et l’ange : Jeanne Duval, dont la beauté est sensuelle et exotique, est objet d’un amour charnel ; elle est un paradis de sensualité mais aussi un vampire, un diable qui tente le poète. Mme Sabatier, femme cultivée et raffinée, est objet d’un amour spirituel ; le poète l’idéalise et la compare à un ange. La femme est vue aussi comme un paradis artificiel qui, comme le vin et les drogues, donne une image déformée et déformée de la réalité et de l’idéal.
On peut affirmer que dans « Fleur du Mal » il y a toujours une alternance entre sensations contrastantes.

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