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Révolution française (1789–1799)

1. L’Assemblée constituante (1789 –1791). L’assemblée des Etats Généraux se réunit à Versailles le 5 mai 1789.
Les députés du Tiers état, ne pouvant se mettre d’accord avec ceux de la noblesse et du clergé, se rendent dans une grande salle qui servait au jeu de paume et font le serment de donner une constitution à la France (Serment du Jeu de Paume).
Enfin, les députés des ordres privilégiés se réunissent avec ceux du Tiers état pour délibérer sur la réforme du Royaume.
L’assemblée des états Généraux prend alors le nom de Assemblée constituante.
La résistance de la Cour aux premiers actes de l’Assemblée, provoque l’insurrection du peuple et la prise de la Bastille (14 juillet 1789), prison d’état et symbole de l’absolutisme royal.

L’Assemblée abolit les privilèges féodaux et brise définitivement l’absolutisme du roi.
Avant de se dissoudre, elle vote la Constitution fondée sur les fameux Droits de l’homme (1791).

2. L’Assemblée législative (1791–1792). Louis XVI reste roi, mais il ne peut plus gouverner comme il lui plaît.
Une assemblée de députés est chargée de faire les lois: l’Assemblée législative.
Beaucoup de nobles émigrent à l’étranger et le roi essaye lui–aussi de s’enfuir; mais il est arrêté et ramené à Paris.
Quelques mois après (1792), une armée allemande menace la France (la menace venait des menées des émigrés qui voulaient rétablir la monarchie).
Le peuple accuse le roi de trahison; il se révolte, attaque les Tuileries (le palais du roi) et fait prisonnière toute la famille royale.
La Monarchie est renversée.
L’Assemblée législative déclare la patrie en danger et organise une résistance héroïque contre la Prusse.
La victoire de Valmy (20 septembre 1792) arrête l’invasion prussienne.

3. La Convention et la Terreur (1792–1795). Au mois de septembre 1792, la Convention, sous la direction de Robespierre, Danton et Marat, succède à l’Assemblée législative.
La Convention proclame la République (la première) et condamne le roi à la mort (21 janvier 1793).

La mort de Louis XVI provoque des insurrections à l’intérieur et soulève tous les rois de l’Europe contre la République.
La Convention crée un Comité de Salut public et un Tribunal Révolutionnaire; elle promulgue la loi des suspects (contre les personnes soupçonnées d’être hostiles à la République).
Des milliers de victimes sont exécutées.
Robespierre, le vrai responsable de ces massacres abominables, est à son jugé et envoyé à l’échafaud (1794).
Avec sa mort finit cette époque sanglante qui prend le nom de Terreur.
La direction de la guerre contre la première coalition de l’Europe contre la France est confiée à Carnot, surnommée l’organisateur de la victoire.
La guerre se termine (1795) avec la conquête de la Belgique et de la rive gauche du Rhin.

4. Le Directoire (1795–1799). En 1795, la Convention est remplacée par le Directoire, c’est–à–dire par cinq directeurs, auxquels est confié la pouvoir exécutif.
Le Directoire poursuit la guerre contre la coalition européenne, surtout contre l’Autriche et l’Angleterre qui n’avaient pas déposé les armes.
C’est pendant cette guerre, à la campagne d’Italie (victoires d’Arcole et de Rivoli) et à la campagne d’Égypte (victoires des Pyramides, 1798–1799) que se révèle le génie militaire de Napoléon.
Revenu en France, Bonaparte abat le Directoire par le coup d’état du 18 Brumaire (9 novembre 1799) et se fait nommer Premier Consul.

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