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La vie economique de la France

La France est la quatrième puissance économique du monde, après les États–Unis, le Japon et l’Allemagne.
Son économie est assez bien équilibrée dans les différents secteurs, mais avec des inégalités dans le développement des diverses régions du pays.

L’agriculture.
De très bonnes performances.
Avec 27% de la production et 31% de la surface agricole, l’agriculture française est la première de l’Union européenne.
La France se place aux premiers rangs mondiaux pour la plupart des productions et, au total, elle est la deuxième exportateur mondial de produits agro-alimentaires, derrière les États-Unis.
Ces performances s’expliquent non seulement par la variété des sols, mais aussi par les énormes efforts de modernisation accomplis à partir de 1950.

La mécanisation et la motorisation du matériel, l’utilisation massive d’engrais, l’accroissement de la taille des exploitations, le bon niveau de formation des agriculteurs, sont autant de facteurs qui expliquent l’accroissement considérable de la productivité enregistré ces dernières décennies.

Facteurs de crise.
Mais les progrès exceptionnels de l’agriculture ne se sont pas réalisés sans crises.
On pourra constater :
- La diminution du poids économique de l’agriculture qui ne fournit aujourd’hui que 3,5% du P.I.B. (Produit Intérieur Brut) ;
- La baisse du revenu moyen par exploitation (moins 20% entre 1973 et 1990);
- Le difficultés financières de certains agriculteurs qui se sont endettés pour acheter de nouvelles machines;
- La diminution du nombre total des actifs (les agriculteurs ne sont plus que 6% de la population active).
Depuis 1962, l’agriculture française s’encadre dans la P.A.C. (Politique Agricole Commune), mise en place par la Communauté européenne pour réduire les excédents et – au moins dans les intentions – garantir aux agriculteurs un niveau de vie décent.

Fruits, légumes et fleurs.
Grâce au climat favorable, la culture maraîchère est également très développée en France.
Les fruits, - et en particulier pommes, poires, pêches, abricots, et cerises – sont cultivés dans le Midi (surtout dans les Bas-Rhône et en Aquitaine) et dans le Val de Loire.

Les pommes à cidre de la Normandie, les melons du Vaucluse (en Provence) et les pruneaux d’Agen (en Aquitaine) sont très réputés.
La Bretagne, le Nord et la région parisienne offrent une grande variété de légumes verts.
La culture floréal se pratique essentiellement sur la Côte d’Azur et dans le Val de Loire.
Les fleurs de la région de Grasse (en Provence) approvisionnent l’industrie des parfums.

Produits céréaliers et autres.
Les céréales sont cultivées dans l’ensemble du territoire.
Le blé (provenant surtout des régions du Nord et du Bassin parisien) a atteint des rendements très élevés.
La France exporte une grande partie de sa production (13 millions de tonnes par an).
Le maïs (utilisé surtout pour le bétail), l’orge (pour le bétail et pour la fabrication de la bière) et le riz (produit en Camargue) sont également en progression.
Moins importantes sont les productions de seigle et d’avoine.
Cultivée dans le Nord et dans le Bassin parisien (près des plus importantes sucreries), la betterave sucrière permet à la France de se placer à la deuxième place dans l’exportation de sucre (après Cuba).
La pomme de terre, encore appréciée dans l’alimentation d’aujourd’hui, est cultivée en Bretagne, dans le Massif central et dans le Nord.

La vigne.
La vigne mérite une mention spéciale.
Le vin a atteint un tel niveau de réputation qu’il est devenu un des symboles de la France.

Avec l’Italie, la France est le plus grand producteur et exportateur de vin dans le monde.
Les grands crus sont originaires du Bordelais, de la Bourgogne, de la vallée du Rhône, du Val de Loire et de l’Alsace.
D’autres vins de consommation courante son présents un peu partout, et en particulier dans le Languedoc-Roussillon.
Le vin le plus exporté reste le champagne, vin mousseux, produit en quantité limitée, qui porte le nom de la région où il est produit.
Selon leur qualité, les vins sont classés en quatre catégories:
A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée): vin des grands crus;
V.D.Q.S. (Vins Délimités de Qualité Supérieure): vin de crus de qualité régionale;
Vins de pays (avec indication de la provenance);
Vins de table.

L’élevage.
L’élevage représente 47% de la valeur totale de la production agricole et assure largement l’alimentation en viande et en produits laitiers des Français.
La sélection des races animales et l’amélioration des pâturages ont permis à la France de se placer parmi les premiers producteurs du monde.
Les bovins (23 millions de têtes), le troupeau le plus important d’Europe, sont élevés dans l’Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes) et dans les régions de montagne.
L’élevage des porcs est pratiqué un peu partout, tandis que celui des ovins se concentre dans le Massif central, le Alpes du Sud et les Pyrénées.
L’élevage de volailles (poulets, canards, oies), très industrialisé, est prospère en Bresse (Rhône-Alpes), dans la région de Toulouse et dans le Poitou-Charentes.

La France est exportatrice de viande et surtout de produits laitiers.
Les différentes régions fournissent 350 variétés de fromages, fabriqués avec du lait de vache, de chèvre ou de brebis, parmi lesquels le camembert (Normandie), le roquefort (Midi-Pyrénées), le Saint-Paulin (Bretagne), le Brie (Île-de-France).

La Pêche.
Malgré les 3000 km de côtes françaises, la production annuelle de la pêche est insuffisante pour couvrir les besoins nationaux.
Le secteur vit une période de crise à cause de l’accroissement de la concurrence internationale, l’augmentation du coût du fuel et l’épuisement progressif des fonds côtiers les plus proches, ce qui oblige à investir des sommes considérables pour moderniser les bateaux et se pousser plus au large.
La production des pêches maritimes comprend, bien entendu, des poissons comme le thon, le merlan, le merlu, le lieu noir, le hareng, la sardine et la sole, mais aussi des crustacés comme la langoustine et le homard, et des mollusques comme les coquilles St-Jacques.
D’autres mollusques, comme les moules et les huîtres, font l’objet d’une activité d’élevage marine assez bien développée, surtout en Bretagne et en Vendée.
Les principaux ports de pêche sont situés sur la côte ouest (sur l’Océan Atlantique et sur la Manche).
Les quatre premiers, Boulogne, Lorient, Brest et Concarneau, assurent le tiers des prises totales.

L’industrie.
Caractères généraux.

À partir des années 70, l’industrie française a dû surmonter des difficultés qui ont provoqué une forte diminution des effectifs (aujourd’hui elle n’emploie que 25% de la population active).
Malgré ces bouleversements, l’activité industrielle reste le principal facteur de croissance économique.
Non seulement pour la part du P.I.B. qu’elle fournit (25% environ du total), mais aussi pour les effets qu’elle entraîne sur les autres activités, et notamment pour l’impulsion qu’elle exerce sur le secteur des services.
L’industrie française est caractérisée par une grande diversité de structures: à côté des grandes industries qui assurent la moitié de la production française, les P.M.E. (Petites et Moyennes Entreprises) font preuve d’un dynamisme de la plus grande importance.
L’état contrôle en outre un certain nombre de grandes entreprises (secteur national) considérées comme stratégiques pour l’intérêt national.
L’industrie française n’est pas distribuée de façon uniforme sur tout le territoire national.
L’industrie de base s’est développée au Nord et dans la Lorraine, près des gisements de matières premières (fer et charbon en particulier).
L’industrie de transformation se concentre dans les régions les plus peuplées où la main-d’œuvre spécialisée, la circulation des capitaux et un marché de consommation important ont favorisé son essor.
À l’est d’une ligne diagonale allant de Marseille au Havre, se situent les grandes zones industrielles du pays – en particulier la région parisienne et le Rhône-Alpes - qui occupent les trois quarts des salariés français.
Toutes les branches de la production industrielles – de l’automobile à la chimie, du textile à l’électronique – se sont implantées dans cette partie de la France.
Toutefois, grâce à un processus de décentralisation, un certain rééquilibrage s’est opéré au profit du Sud-Ouest (des entreprises du secteur aérospatial se sont installées dans les régions de Toulouse et Bordeaux) et de la Bretagne (industrie automobile et électronique).

Les secteurs de pointe.
Durant les deux dernières décennies, la politique industrielle a surtout visé sur la modernisation technologique et la restructuration des secteurs en crise.
Aujourd'hui la France occupe les premiers rangs mondiaux dans les secteurs qui ont en commun l’utilisation d’équipements ultramodernes et des dépenses élevées pour la recherche.
Le nucléaire: la France possède une cinquantaine de centrales atomiques situées surtout dans les régions industrialisées (Rhône-Alpes, région parisienne, Nord).
L’aéronautique et l’aérospatial: cette industrie, localisée essentiellement dans la région parisienne et dans le Sud-Ouest (Toulouse, Bordeaux), a produit des réalisations à dimension internationale: l’avion Concorde (franco-britannique), l’avion européen Airbus et la fusée Ariane (projet européen).
L’électronique et l’informatique: production de radar, de matériel téléphonique et télématique.
Le micro-ordinateur domestique Minitel a connu un remarquable succès.
Le matériel ferroviaire: mise en place du réseau des trains à grande vitesse (T.G.V.) et réalisations importantes dans les domaine des métros.
L’armement: la France est le troisième exportateur mondial d’armes, après les États-Unis et la Russie.
Le secteur agro-alimentaire mérite une mention à part. Il occupe une place grandissante dans l’économie nationale en raison de l’augmentation de la demande et de l’extrême diversité des activités (conserveries de légumes, fruits, poissons, sucreries, pâtes alimentaires, biscuiteries, aliments diététiques, produits laitiers, alimentation animale…).

Les secteurs traditionnels.
D’autres secteurs plus traditionnels accomplissent des efforts considérables contre la concurrence étrangère (en particulier des pays à main d’œuvre bon marché) et connaissent des périodes de haut et des bas.
En particulier, l’industrie automobile, dominée par Renault et le groupe P.S.A. Peugeot-Citroën, occupe 2,2 millions de personnes (soit 10% de la population active française) et exporte plus de la moitié de sa production de voitures particulières.
L’industrie chimique, qui comprend des branches très diverses (chimie de base, industrie du verre, pneumatique, pharmacie, parfumerie), a subi de profondes transformations et a su faire face, dans l’ensemble, à ses rivaux internationaux.
D’autres secteurs ont été touchés par la crise et ont dû opérer de lourdes restructurations.
Il s’agit en particulier de la sidérurgie, de l’industrie textile et des constructions navales.

Le secteur tertiaire.
À la différence du secteur primaire (agriculture) et du secteur secondaire (industrie), le secteur tertiaire regroupe les activités non productrices de biens matériels.
Il s’agit d’une nébuleuse de services qu’on peut distinguer entre:
- services marchands (commerce, transport, assurance, banques…) appartenant au secteur privé;
- services non marchands (des services publics comme l’enseignements, la santé, la sécurité) à la charge le plus souvent de l’état.
Le tertiaire est le seul domaine de l’économie qui connaisse un développement constant depuis la deuxième guerre mondiale.
Sa croissance a en partie compensé la perte d’emplois dans l’agriculture et l’industrie.
En France, il rassemble aujourd’hui 69% des actifs.
L’espace du tertiaire par excellence est le centre urbain où se concentrent des services de toute nature (commerciaux, culturels, administratifs…).
En périphérie, sont installés les services exigeant de vastes espaces comme les hypermarchés, les grands centres commerciaux, les campus universitaires.

Le tourisme.
En hébergeant chaque année plus de 60 millions de vacanciers français et étrangers, la France est le premier pôle du tourisme mondial.
L’activité touristique concerne un grand nombre d’actifs et constitue pour la France un élément essentiel de sa richesse.
Les emplois dans ce secteur sont très variés: promotions de lieux touristiques, vente de voyages, hôtellerie, restauration, transports, accueil et animation.
La majorité des touristes se concentrent dans quelques régions et quelques villes.
En été, la côte méditerranéenne est la plus attractive (notamment la Côte d’Azur), suivie par les côtes atlantiques.
En hiver, les Alpes sont la première destination.
Paris est le premier centre touristique français avec 25 millions de visiteurs par an.
Les autres villes et régions à patrimoine culturel ou religieux, comme Avignon, Strasbourg, Dijon, Lourdes, le Val de Loire, connaissent un tourisme de passage.
Une mention à part mérite le parc de loisir Euro-disney qui a ouvert ses portes en 1992 à Marne-la-Vallée, prés de Paris.
C’est le plus vaste parc d’attractions du continent européen et attire aujourd’hui plus de 12 millions de visiteurs par an.

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