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La ommunication littéraire

Parmi tous les messages qui nous arrivent, il en existe certains tout à fait particuliers: les textes littéraires.
Ces textes son l’enjeu d’une communication qui implique l’auteur et le lecteur, mais qui est différée dans l’espace et le temps.
Il s’agit d’une communication indirecte.

L’émetteur.
Le propre de la communication littéraire est que l’émetteur se dédouble.
D’un côté, il y a l’auteur, celui qui écrit, celui qui crée et invente, celui qui organise le texte, celui qui fait publier son texte.
D’un autre côté, il y a le narrateur ou les personnages qui nous parlent.
Il ne faut pas confondre le narrateur, c’est-à-dire celui qui raconte l’histoire, avec l’auteur.

Parfois cela est évident lorsqu’un des personnages de l’histoire raconte son histoire en disant «je».
Mais même lorsque le récit est fait à la troisième personne, il faut imaginer une personne qui raconte qui n’est pas la projection directe de l’écrivain.
Seuls les textes qui se déclarent explicitement autobiographique échappent à cette règle.
Da la même façon, dans une pièce de théâtre, les personnages, incarnés sur scène par des comédiens, ont une vie propre derrière laquelle l’auteur s’efface.
Et même dans le texte poétique, il faut être prudent lorsqu’on y lit l’expression directe des émotions de l’auteur.
Le «je» est toujours en partie fictif.
Ces considérations invitent à être prudent avant de lire en transparence la vie ou les idées d’un auteur dans son œuvre.

Le destinataire.
Le destinataire non plus n’est pas une figure unique.
Parmi toutes les œuvres publiées sous le nom d’un écrivain, on trouve aussi bien des romans que des essais ou des lettres adressées à des amis qu’un éditeur a voulu regrouper parce qu’elle témoignent de l’activité créatrice de l’écrivain et qu’elles éclairent son œuvre.
A. Le public.
Rares son les auteurs qui écrivent sans jamais penser à être publiés.
Le seul fait d’accepter que son texte soit livré à un ensemble de lecteurs inconnus fait du public le destinataire final de l’œuvre de l’écrivain.

Certes, on ne connaît pas les personnes qui vont lire un livre.
Toutefois on peut imaginer certaines caractéristiques qui définissent un ensemble de lecteurs: par exemple, les amoureux du roman policier, les amateurs de science-fiction, les passionnés de romans contemporains, les amants de la poésie, etc.
L’écrivain peut parfois orienter son texte pour répondre aux attentes d’un certain type de public.
B. Un lecteur idéal.
Même s’il ne connaît pas son destinataire réel, l’écrivain a tout de même une représentation mentale de son lecteur qu’il inclut alors dans sa propre démarche créatrice.

La trasmission du message.
A. Une communication différée dans l'espace et le temps.
Imaginez que vous découvriez un jour un manuscrit inconnu.
Vous essayez de le lire.
Sans doute vous heurterez-vous à quelques difficultés: une langue ancienne, des allusions à des événements, une société que vous ne connaissez pas et que vous avez du mal à imaginer, des idées qui vous déroutent.
Pourquoi cela? Parce que d’une part il y a un décalage entre le moment et le lieu où le livre a été écrit et le moment et le lieu où il est lu, et que d’autre part l’auteur n’est pas là pour expliquer.
La communication littéraire est une communication indirecte.
Pour réduire cette distance, on peut se plonger dans l’histoire, rechercher des informations objectives, sur l’époque, l’auteur, et sa formation, sur les mouvements littéraires, sur les mentalités, c’est-à-dire sur le contexte référentiel.

Les critiques littéraires du reste ont souvent pensé que le recours à l’histoire était indispensable.
B. Une lecture plurielle.
Pourtant, même si on ne sait rien de l’auteur, ni de l’époque, on peut découvrir qu’une œuvre littéraire nous parle et nous touche, parce qu’elle est l’expression d’une expérience humaine fondamentale.
De plus, chaque époque a lu à sa façon, aves ses critères, les œuvres des temps passés.
Et les interprétations se sont multipliées au fil des ans.

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